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Meurtre de Jenique Dalcourt : le dossier de nouveau entre les mains du procureur

Le dossier d'enquête sur le meurtre de Jenique Dalcourt, survenu en octobre 2014, a été de nouveau soumis au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) le 15 octobre dernier. La police refuse toutefois de préciser si de nouveaux éléments de preuve ont été soumis au DPCP.

« Ce que je peux vous dire, c'est que le dossier a été soumis pour analyse au bureau du procureur », a déclaré la porte-parole du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL), Nancy Colagiacomo. « Le DPCP analysera tout le dossier et par la suite une décision sera rendue. »

Mme Colagiacomo refuse également de préciser si c'est le même suspect qui se retrouve à nouveau dans la ligne de mire des enquêteurs du SPAL. Un jeune homme dans la vingtaine avait été arrêté dans les jours suivant le meurtre de Jenique Dalcourt. Il avait été incarcéré quelques jours puis relâché sans qu'aucune accusation soit portée contre lui.

La porte-parole du SPAL a également refusé de commenter les causes qui ont mené à la libération de ce suspect. Elle a aussi réfuté les allégations de cafouillage qui ont émané des médias pour expliquer la libération du suspect et la longueur de l'enquête.

Ce meurtre embarasse la police de Longueuil, qui y affecte toujours plusieurs enquêteurs à temps plein. « Le meurtre de Jenique est le seul homicide à ne pas avoir été résolu sur notre territoire au cours des dix dernières années », a rappelé Mme Colagiacomo.

À la mémoire de Jenique Dalcourt

Quelques minutes avant la conférence de presse du SPAL, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, a souligné le premier anniversaire de la mort de Jenique Dalcourt en dévoilant un espace de recueillement et une plaque commémorative à sa mémoire. 

L'espace situé aux abords du parc Paul-Pratt, là où son corps avait été retrouvé, se veut également un lieu de recueillement à la mémoire de toutes les femmes victimes de violence.

« J'estime que nous avons un devoir de mémoire envers Jenique Dalcourt, mais aussi envers toutes les femmes victimes de violence », a déclaré Mme St-Hilaire. Elle a également espéré que la plaque fasse réfléchir les passants et « motiv[e] d'autres femmes à dénoncer la violence dont elles sont victimes ».

Le dévoilement de l'espace et de la plaque commémorative s'est fait en présence de l'auteure Ingrid Falaise, également victime de violence, et des parents de Jenique Dalcourt.

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