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Meurtre de Jenique Dalcourt : Longueuil consulte ses citoyens sur la sécurité

La Ville de Longueuil amorcera mardi une vaste consultation citoyenne sur la sécurité de ses lieux publics, à la suite du meurtre toujours non résolu de Jenique Dalcourt, survenu il y a près d'un an.

Un texte de Julie Marceau

Les citoyens seront invités à indiquer sur une carte géographique interactive quels lieux ils jugent à risque. Les participants devront indiquer pourquoi ces lieux sont problématiques selon quatre critères établis : l'éclairage, l'entretien et l'aménagement, la signalisation, ainsi que la surveillance. Ils pourront aussi ajouter un motif dans la case « autres ».

Jenique Dalcourt a été battue à mort sur une piste cyclable dans un secteur boisé du Vieux-Longueuil, le 21 octobre dernier, alors qu'elle rentrait chez elle à pied de son travail.

La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, explique que le drame a semé une forme d'inquiétude dans la population. « À la suite de nombreux commentaires de citoyens qui ne se sentaient pas nécessairement en sécurité à certains endroits, on a créé un comité pour faire l'analyse de nos lieux publics, voir ce qu'on peut améliorer », explique-t-elle.

Le comité est composé de membres du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) et d'employés municipaux des secteurs des travaux publics, des sports et des loisirs.  

« En octobre, après la consultation, on va s'asseoir tout le monde ensemble et établir l'ordre des priorités. On va créer un plan d'action et le présenter à la population l'an prochain », précise la mairesse.

L'ancien inspecteur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Guy Ryan souligne que plusieurs facteurs peuvent influencer le sentiment d'insécurité des citoyens et qu'il faut savoir les distinguer, mais il salue l'initiative.

M. Ryan ajoute que ce type d'initiative peut permettre aux policiers d'être informés par davantage de gens, soit ceux qui n'ont pas nécessairement le réflexe d'appeler les policiers pour signaler des crimes mineurs.

Le SPAL n'a pas voulu commenter le projet de consultation citoyenne sur la sécurité.

Quant à l'enquête sur le meurtre de Jenique Dalcourt, le SPAL assure qu'elle progresse et se limite à dire que le dossier est « prioritaire ».

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