Le gardien Mike Condon a une plus grosse semaine que pévu devant lui. Carey Price est absent au moins jusqu'à samedi en raison d'une blessure au bas du corps. 

Un texte de Diane Sauvé

Et le CH disputera trois matchs au cours des cinq prochains jours. Jusqu'ici rien à redire sur le gardien recrue. 

Mike Condon est devenu le troisième gardien recrue de l'histoire du CH à récolter au moins quatre victoires à ses débuts, après Ken Dryden (six victoires en 1970)  et Wayne Thomas (sept victoires en 1972).

Le gardien de 25 ans se retrouve lundi matin au sommet de la LNH (sans considérer le nombre de matchs disputés) au chapitre de la moyenne de buts alloués par match (1,51) et pour le taux d'efficacité (,944).

L'entraîneur des gardiens de but du CH, Stéphane Waite, est assez clair sur le poste de gardien auxiliaire. La pression est là.

« C'est un travail très très très difficile. Tu es appelé à jouer trois, quatre-matchs par mois. Si ça va bien. Ces matchs-là sont super importants. Si ton gardien auxiliaire ne joue pas pour au moins ,500, tu n'accèdes pas aux séries éliminatoires. Ça prend des gars qui sont très très bien préparés. »

Justement, la préparation, c'est la devise de Mike Condon. Parce qu'il sait que les occasions de se faire valoir sont rares. Partout où il a eu sa chance, il a su la saisir. Que ce soit dans la ECHL ou la Ligue américaine. La pression, pour lui, a une autre valeur.

« Tu peux regarder le côté négatif et dire: " Si je ne joue pas bien maintenant, je n'atteindrai jamais le prochain niveau" . Ou de l'autre côté: "C'est une belle occasion. Ayons du plaisir!" La pression fait ressortir le véritable potentiel d'un athlète. La pression, c'est comme un privilège. Il n'y a pas beaucoup de personnes qui ont ça dans leur vie. »

Voilà des propos éloquents de la part de l'ancien joueur de l'Université Princeton. Si l'aspect mental est souvent abordé par Stéphane Waite, il sent que Condon était déjà passé par là.

« Il y a beaucoup de choses que je lui demande de faire pendant le match, raconte Waite. Je n'ai pas l'impression que je lui ai appris grand-chose. Déj, il a une bonne maturité au niveau préparation. Par exemple, il regarde des vidéos de l'adversaire parfois avec moi, mais parfois il l'a fait lui-même. »

Il est déjà passé du rôle d'auxiliaire à celui de premier gardien dans la Ligue américaine la saison dernière. Avec la blessure de Carey Price, il refera le même exercice mais sur une courte période. Peut-on vraiment se préparer à ça? 

Reste qu'à l'écouter parler de son régime spartiate à Princeton, la vie dans les ligues majeures semble quasiment plus simple. 

Condon et son équipe jouaient deux matchs par semaine (vendredi et samedi) et s'entraînaient du lundi au jeudi. Voici sa journée type le lundi et le mardi: d'abord une heure sur glace pour les gardiens à 7 h, suivis des cours, puis l'entraînement en salle (90 minutes ) et l'exercice de l'équipe ( jusqu'à deux heures). Sans compter les travaux académiques.

« Simplement jouer au hockey, c'est presque plus facile mentalement et physiquement que ces quatre années (universitaires). C'était assurément un horaire rigoureux. »

Oui pour l'horaire, mais Condon a avoué dans une entrevue à NHL.com qu'il n'était pas en bonne condition physique à sa sortie de l'université il y a trois ans et qu'il n'avait aucune idée comment se préparer.

Le gardien aura au moins eu l'intelligence et la lucidité d'aller chercher de l'aide. Son choix: un combattant des arts martiaux mixtes, Scott Rehm. 

« Il y a chez les gardiens, un processus de maturation, explique Condon. Tu dois trouver ce qui fonctionne pour toi. »

De toute évidence, ce mélange des genres lui a réussi. 

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