Le Canadien s'est envolé pour Buffalo, mercredi après-midi, à la veille de son premier match de la saison. Et comme prévu, Charles Hudon et Victor Mete étaient à bord de l'avion.

Un texte de Michel Chabot

La confirmation est venue tard pour Charles Hudon, soit pendant un souper d’équipe au restaurant mardi.

« J’étais le gars le plus heureux quand j’ai appris la nouvelle, a-t-il raconté, visiblement soulagé. Il devait être 17 h 5. Marc [Bergevin] m’a pris à part et m’a félicité pour mon camp d’entraînement. »

Ce n’est qu’après le repas que le jeune ailier a appelé ses proches pour leur annoncer la bonne nouvelle.

« Ça a été incroyable de parler à mon père. On dirait qu’il n’avait pas d’émotion. Je le connais tellement que je savais qu’il ne voulait pas trop m’en démontrer. Et avec mon entraîneur Stéphane Dubé, on a crié. Ce sont des émotions fortes. C’est un rêve d’enfant d’être ici. Je vis ça à 100 %. »

Comme Hudon, Mete a bien dormi et son sourire dans le vestiaire ne laissait aucun doute sur son état d’esprit. À 19 ans, il est heureux de constater que l’organisation lui fera confiance et que ses erreurs lui seront pardonnées.

« Quand tu ne fais que penser à tes erreurs, tu vas en faire d’autres. Alors que si tu l’oublies, tu peux reprendre tes esprits et revenir dans ton match. »

Claude Julien sait que son poulain sera nerveux, mais il veut qu’il reste fidèle à lui-même et qu’il s’amuse sur la glace.

Parmi ses nombreux défis, apprendre à gérer un horaire exigeant et effectuer de nombreux déplacements aériens qui sont le lot des hockeyeurs professionnels.

« Je dois rester concentré tous les jours, a déclaré celui que ses coéquipiers appellent maintenant Meat. Prendre l’avion d’une place à une autre et jouer le lendemain, je ne suis pas habitué à ça. Je dois m’adapter. »

Drouin fébrile

Pour Jonathan Drouin, ce nouveau chapitre constitue une grande avancée. Après l’équivalent de deux saisons à jouer dans l’ombre des Steven Stamkos et Nikita Kucherov, il se retrouve maintenant comme meneur de l’attaque du CH. Mais il affirme ne pas être nerveux.

« Ce n’est pas de la nervosité, mais plus de l’excitation, a soutenu Drouin. Pour moi, c’est un nouveau départ. J’ai hâte que la saison commence, comme tout le monde dans la chambre. Mais pour moi et les nouveaux joueurs, c’est une nouvelle équipe, un nouveau feeling. »

Le numéro 92 a confié que son intégration dans l’équipe a été facile et qu’il se sent déjà à l’aise dans le vestiaire.

Le système de jeu lui plaît, et il croit que la vitesse des attaquants sera un grand atout pour le Tricolore.

« Nous voulons jouer à un rythme élevé. Et Claude nous laisse jouer offensivement si nous sommes responsables en défense. »

Le Québécois dit ne pas s’être fixé d’objectifs pour ce qui est des statistiques, mais désire surtout améliorer certains aspects de son jeu, particulièrement au centre, là où il a peu joué avec le Lightning de Tampa Bay.

« Travailler les mises au jeu, apprendre à jouer contre les meilleurs centres de la Ligue nationale et même défensivement, il y a plein de petites choses. »

La deuxième vie d’Alzner

Karl Alzner est expérimenté, mais il vit aussi une grande première.

Le défenseur de 29 ans a disputé les 591 matchs de sa carrière avec les Capitals de Washington. Le 5e choix du repêchage de 2007 doit maintenant se familiariser avec un nouvel environnement et un nouveau partenaire en Jeff Petry.

« Les choses s’améliorent de match en match, a estimé Alzner. Nous commençons à mieux nous comprendre, on pouvait le constater ce matin à l’entraînement. Je vois ce qu’il aime faire sur la glace et le style de hockey qu’il préconise. Je veux lui donner de la liberté, parce que tout le monde sait qu’il patine comme le vent. »

Après Buffalo, jeudi, le CH jouera à Washington, samedi, et à New York face aux Rangers le lendemain. En commençant la saison avec trois matchs sur la route en quatre jours, les joueurs auront rapidement l’occasion de mieux se connaître.

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