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Mobilisation pour sauver le Parc équestre de Blainville

La Ville de Blainville a décidé de changer la vocation de son parc équestre. Dès le printemps prochain, le parc fera place à des terrains de soccer et de football. Dans le monde de l'équitation, c'est la consternation.

Un texte de Francis Labbé

Le 15 septembre dernier, l'administration blainvilloise dévoilait ses projets. Elle veut convertir son parc équestre en parc multisports, où l'on retrouvera des terrains de soccer et un terrain à la fois de soccer et de football.

Sur le site Internet de la Ville, l'administration du maire Richard Perreault écrit qu'un sondage a été mené auprès de la population blainvilloise et qu'il démontre le peu d'intérêt envers les sports équestres.

Selon ce sondage, mené auprès de 500 résidentes et résidents de Blainville par la firme Ipsos, seulement 15 % des personnes consultées visitent le parc équestre lors de compétitions équestres.

On y affirme aussi que 7 Blainvillois sur 10 estiment qu'il n'est pas important de conserver les compétitions équestres et que 80 % des personnes sondées considèrent que le projet de la Ville améliorera l'accessibilité au parc équestre pour les familles.

Une compétition au Parc équestre de Blainville. Cavalière : Caroline Seyer; cheval : Cero Easy. Photo : Chantal Proulx

Le milieu de l'équitation sous le choc

« Quand j'ai appris ça, je n'en croyais pas mes oreilles », nous a confié Mme Chantal Proulx, photographe équestre et mère d'une compétitrice en sports équestres. « Tout le monde à qui j'en parle me dit : voyons, ça ne se peut pas. »

Selon elle, cette annonce est un dur coup pour le sport équestre au Québec. « Des gens de partout venaient ici pour participer aux compétitions. Il s'agit d'un très beau terrain, à comparer à ce que l'on retrouve ailleurs au Canada et aux États-Unis. »

L'Association équine du Québec est aussi sous le choc. « C'est l'un des trois ou quatre plus beaux parcs équestres de l'est du Canada », estime Richard Mongeau, directeur général. 

Richard Mongeau déplore aussi le fait que le milieu équestre n'ait pas été prévenu de cette décision, qui aura un impact majeur sur ses activités.

Une pétition

Des opposants à cette fermeture ont mis en ligne une pétition en milieu de semaine. Déjà plus de 4500 personnes l'ont signée, de la grande région de Montréal, mais aussi du Québec et même de Calgary.

« Nous sommes en train de nous organiser », admet Chantal Proulx. « Je vais me battre bec et ongles pour la survie de ce parc. » De son côté, le maire de Blainville, Richard Perreault, a affirmé à un journal local qu'il ne changera pas d'idée pour accommoder des gens de l'extérieur de sa ville.

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