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Mondial 2026 à Montréal : le stade olympique sous la loupe

Maintenant que Montréal fait partie des villes canadiennes retenues pour la candidature conjointe des États-Unis, du Canada et du Mexique, les premières questions d'ordre organisationnel se posent. À Montréal, les installations du stade olympique sont au coeur des discussions.

Pour les partisans de soccer, la pelouse du stade est un sujet de conversation sans fin. La plupart des joueurs ont l’impression de courir directement sur le béton, et leurs articulations y prennent pour leur rhume.

Le président-directeur général du Parc olympique, Michel Labrecque, a rappelé vendredi que les technologies de pelouse artificielle évoluent rapidement. Encore faut-il que la FIFA accepte l'installation de surfaces de ce type dans tous les stades de la candidature nord-américaine.

« Si on accepte ces terrains, nous ferons l’acquisition d’une nouvelle surface en fonction des règles de la FIFA en 2026, a expliqué M. Labrecque au micro de Radio-Canada. S’il faut une pelouse naturelle, nous avons déjà tenu un match avec l’AC Milan sur gazon. C’était toutefois pour une courte période. Un mois, c’est plus complexe.

« Nous étudierons donc les adaptations technologiques à faire et la possibilité qu’une nouvelle composante de la toiture [qui sera bientôt remplacée] soit démontable, a-t-il poursuivi. Ça permettrait d’arroser le gazon avec la pluie, et nous pourrions installer des dispositifs pour drainer la pelouse. »

La FIFA, a souligné le PDG du Parc, a aussi ses exigences en matière d’éclairage, de sonorisation, de sécurité.

« L’éclairage et la sonorisation peuvent se retrouver dans le plan d’immobilisations du Parc olympique, a précisé M. Labrecque. Pour la sécurité, ça revient plutôt à l’enveloppe générale que la FIFA utilise, car on parle des abords du stade et des aéroports en plus du stade lui-même. Ce sera un budget plus large que celui du Parc olympique uniquement. »

Ces budgets d’immobilisations, qui couvrent les travaux d’envergure à exécuter au Parc olympique, portent sur des cycles de 10 ans. Les éléments de base du plan actuel (2016-2026) ne tiennent cependant pas compte des adaptations à faire au stade en vue de la Coupe du monde, selon M. Labrecque, qui affirme que le gouvernement est bien au fait de cette situation.

L’organisation en est donc à l’étape de documenter les coûts et des modifications à apporter au stade. Mais Michel Labrecque assure que dans ce contexte de grande compétition internationale, les coûts ne seront pas exorbitants.

« Prenons un scénario où cinq matchs sont joués ici, a-t-il suggéré. Nous serons de 65 000 à 70 000 personnes ici. Ça fait de 300 000 à 350 000 spectateurs au total, avec des revenus nets d’environ 100 $ par personne. Ça donne environ 30 millions de dollars. Du point de vue du Parc olympique, ça vaut la peine. Et au-delà de ça, les retombées économiques expliquent que les gouvernements investissent dans le projet. »

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