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Montréal meilleure ville universitaire du monde, selon les étudiants

La métropole québécoise a mis fin au règne de cinq ans de Paris à titre de ville préférée des étudiants étrangers, selon une étude de l'Institut Quacquarelli Symonds (QS).

La cinquième édition du classement de QS des meilleures villes étudiantes de la planète, qui dénombre les 100 villes les plus prisées des étudiants, a couronné Montréal comme meilleure ville universitaire du monde.

Le couronnement de Montréal au sein de la confrérie des villes universitaires s’inscrit dans la foulée d’une série de succès des villes canadiennes. Quatre des cinq villes du pays, qui apparaissent au palmarès de QS, ont amélioré leur classement. Vancouver s’est d’ailleurs hissé dans le top 10.

L’organisme souligne également que Montréal profite d’un nouvel essor économique et des prévisions de croissances pour 2017, après une période de stagnation au cours des dernières années.

Montréal est également reconnue comme la « ville la plus intelligente du monde », selon QS, en raison du développement de son industrie de l’intelligence artificielle.

Une nouveauté fait son apparition dans l’étude de cette année. La firme QS ajoute un indicateur tenant compte du point de vue des étudiants. L’indicateur permet de conclure que Paris a perdu son titre en raison de reculs dans les domaines liés au coût de la vie et de l’attraction de la ville.

Pour Lindsay Wilmot, responsable à l’Université McGill du recrutement et des communications, au Québec et à l’international, voit dans cette étude le reflet de ce que les étudiants recherchent dans une université, mais aussi dans un éventuel milieu de vie professionnel.

« Ça vient renforcer ce que les étudiants nous disent par rapport à la qualité de vie ici, l’ouverture, le fait que les Montréalais sont très accueillants », énumère-t-elle.

En 2016, 38 000 étudiants internationaux se sont inscrits dans les universités québécoises, principalement dans la métropole.

Un contexte favorable

Le maire de Montréal, Denis Coderre, et la ministre de l'Enseignement supérieur du Québec, Hélène David, se sont félicités de ce classement, lors d'une conférence de presse à l'hôtel de ville. Le recteur de l'Université de Montréal, Guy Breton, a fait un lien entre le pouvoir d'attraction de la métropole et les bouleversements survenus aux États-Unis, particulièrement dans les politiques d'immigration, depuis l'entrée en poste du président Donald Trump.

« À cause de ce qui se passe aux États-Unis, il y a des chercheurs de partout sur la planète qui ne veulent plus aller aux États-Unis ou qui ne peuvent plus y aller, qui veulent venir ici parce que les standards sont semblables. On a des agréments communs, la reconnaissance de nos diplômes est commune », a déclaré M. Breton.

Les villes américaines souffrent aussi du coût de la vie et des frais de scolarités élevés. Ainsi, 10 des 12 villes américaines reculent au classement. Boston arrive tout de même au 8e rang du classement de Quacquarelli Symonds.

Les villes australiennes ont toutes reculé pour les mêmes raisons que les villes américaines. Sydney a notamment chuté du 4e au 13e échelon pendant que Melbourne est passée du 2e au 5e rang.

Cet outil permet de rassurer les éminences grises britanniques puisqu’on y apprend que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) n’aura pas d’incidence sur la popularité de ses institutions. Londres est ainsi passée du 5e au 3e rang.

Classement 2017 - (2016)

1 - (7) Montréal2 - (1) Paris3 - (5) Londres4 - (10) Séoul5 - (2) Melbourne6 - (9) Berlin7 - (3) Tokyo8 - (13) Boston9 - (11) Munich10 - (13) Vancouver

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