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Montréal pacifie ses relations avec les autres villes de l'île

La Ville de Montréal vient de conclure avec les 14 autres municipalités qui l'environnent deux ententes qui mettent un terme à des discordes vieilles de plus de 10 ans.

La première de ces pommes de discorde portait sur l'eau potable et la seconde, sur le développement du centre-ville de Montréal. Les villes concernées sont, outre Montréal, Westmount, Sainte-Anne-de-Bellevue, Senneville, Kirkland, Beaconsfield, Mont-Royal, Dollard-des-Ormeaux, Côte-Saint-Luc, Dorval, Hampstead, Montréal-Est, Montréal-Ouest, Pointe-Claire et Baie-d'Urfé.

À l'occasion d'une conférence de presse vendredi, le maire de Montréal, Denis Coderre, entouré du président de l'Association des municipalités de banlieue de Montréal et maire de Westmount, Peter Trent, et de maires de la banlieue, a expliqué en quoi consistaient ces deux ententes.

Eau potable : consommer et payer

Dans le cas de l'eau, il a été clarifié comment les villes liées à Montréal et la métropole elle-même allaient, dorénavant, se partager les dépenses de fonctionnement relatives aux activités d'exploitation, de production et de distribution de l'eau potable.

Jusque là, les municipalités de la banlieue montréalaise payaient pour l'eau potable en fonction de leur valeur foncière respective. Un système qui engendrait des récriminations, certains des maires argumentant qu'il n'était pas normal de payer plus pour l'eau sous prétexte qu'on a de plus grosses maisons.

À partir de l'exercice financier de 2017, la tarification de l'eau potable s'effectuera en fonction de ce que chacune des municipalités consomme.

Le maire Coderre estime qu'il allait de soi d'en venir à une telle conclusion : « Depuis le début on dit : ''Tu paies pour ce que tu consommes, c'est normal''. »

Dans cette réflexion, les maires ont pris en considération les meilleures pratiques en la matière.

Cette nouvelle façon de faire aura pour conséquence de coûter plus cher à Montréal, soit 1,9 million de dollars de plus cette année et vraisemblablement 1,2 million l'an prochain. Le maire Coderre n'y voit pas de problème : « Ça va varier, mais c'est le principe qu'on paie ce qu'on consomme ».

Un centre-ville vital

L'autre entente porte sur le développement du centre-ville de Montréal, qui est « stratégique pour l'économie du Québec », affirme Denis Coderre.

D'année en année, Montréal reçoit, pour ses infrastructures du centre-ville, des sommes variables des autres villes membres de l'agglomération. Toutefois, des différends opposaient les parties au point où des poursuites avaient été intentées. Les limites géographiques du centre-ville, par exemple, étaient contestées.

Avec l'entente, une partie de ces litiges est résolue. Et la contribution de Westmount et de la banlieue s'établira à 8 millions de dollars par année, un montant qui sera indexé annuellement.

Montréal, une locomotive économique

Ces deux enjeux créaient des frictions entre les villes de l'agglomération depuis la création de cette dernière, en 2005.

De l'avis du maire Coderre, il importait de mettre un terme à ces disputes pour que tout le monde reconnaisse le rôle essentiel de « locomotive économique » de Montréal et de son centre-ville. Il importait aussi de s'entendre afin que « chacune des municipalités se sente traitée avec équité », de conclure le maire de Montréal.

Avec les informations de François Cormier

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