Quarante ans jour pour jour après les Jeux olympiques de Montréal, la métropole sera l'hôte de la 51e édition des Jeux du Québec. Près de 3700 athlètes et presque autant de bénévoles se donnent rendez-vous du 17 au 25 juillet. Un casse-tête logistique qui exige beaucoup de préparation.

Un texte de Michel Marsolais

Accueillir des milliers d'athlètes et gérer des épreuves sur plusieurs sites représentent un casse-tête pour les responsables de la finale des Jeux du Québec.

Réunis samedi en répétition générale au Stade olympique, ces bénévoles ont simulé différentes crises selon un nouveau mode de gestion où chaque site est autonome. Fini la gestion pyramidale, on veut régler les problèmes rapidement à la base et sur place.

« Si ça se passe comme prévu, je n'aurai pas grand-chose à faire durant les jeux », rigole Jacques Fortin, directeur général du comité organisateur.

« On a 200 bénévoles ici qui ont commencé à travailler il y a plus d'un an, qui ont mis énormément d'énergie, qui vont continuer à mettre beaucoup d'énergie jusqu'aux jeux. On va avoir plus de 3000 bénévoles. C'est une coordination exceptionnelle qui est demandée », dit le médaillé olympique Alexandre Bilodeau qui préside le conseil du comité organisateur.

« En comparaison, les Jeux olympiques de Sotchi avaient 3000 athlètes, on est à 3700. Un des grands défis, c'est que nos athlètes ont tous moins de 18 ans. Il va se tenir autant de compétition et se donner autant de médailles ici qu'à Sotchi. Mais le budget est plus petit », raconte Jacques Fortin.

Budget de 10 millions de dollars

Le budget de l'événement est de10 millions de dollars et les cérémonies d'ouverture et de fermeture auront lieu au Stade olympique. Même si les installations sportives ne manquent pas dans la métropole, organiser des jeux à Montréal apporte son lot de défis.

« Les Jeux du Québec dans une plus petite ville vont être le plus gros événement sur une période de 5 ans. Alors qu'à Montréal on n'est qu'un des gros événements de l'été », admet le directeur général.

Alexandre Bilodeau reconnaît que la mobilisation et la quête de commanditaires sont plus difficiles dans la métropole, mais pense que le jeu en vaut la chandelle.

« J'ai reçu énormément pour atteindre les sommets de mon sport et je pense que c'est la moindre des choses que je puisse mettre du temps et mettre mon expertise à bon escient pour redonner aux jeunes de demain », dit-il.

Les Jeux du Québec sont un tremplin pour bien des futurs athlètes olympiques. Mais l'organisation demande beaucoup de bénévoles et pour l'instant il en manque encore 1700.

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