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Montréal veut devenir une plaque tournante de l’intelligence artificielle

Montréal aspire à devenir un chef de file mondial en matière d'intelligence artificielle et a franchi un nouveau pas mardi avec l'inauguration d'un incubateur d'entreprises, Element AI, qui tentera d'attirer les meilleurs cerveaux et les meilleures idées, et de financer des projets d'envergure avec du capital à risque.

L'intelligence artificielle, ce sont ces technologies qui développent des machines capables d'évoluer et d'improviser par elles-mêmes, telles que les assistants vocaux incorporés aux téléphones cellulaires.

Si l'intelligence artificielle fait déjà largement partie de notre quotidien, elle promet de l'envahir davantage dans un avenir proche, avec notamment le développement annoncé de la voiture autonome ou encore d'applications dans le domaine médical.

Les créateurs d'Element AI misent sur ce potentiel et voient déjà Montréal devenir la Silicon Valley de l'intelligence artificielle. Toutefois, il faudra que les entreprises embarquent dans l'aventure, affirme l'un des fondateurs, Jean-François Gagné.

« Ce qui est un des problèmes, c'est de savoir quoi faire, et ce que, finalement, les startups essaient de faire, c'est d'arriver avec certaines réponses pour qu'ils puissent bâtir leurs plans stratégiques », explique-t-il.

Avec leur projet, les fondateurs d'Element AI souhaitent convaincre les chercheurs de rester au Québec, plutôt que de se laisser séduire par les offres alléchantes des Facebook et autres Google.

« Les groupes universitaires attirent des gens de partout dans le monde. Ces gens-là viennent pour deux, trois, cinq, six, sept ans, et si on leur offre les opportunités, ils vont rester », estime le directeur de l'Institut des algorithmes d'apprentissage à l'Université de Montréal, Yoshua Bengio.

Les créateurs d'Element AI n'ont pas voulu dévoiler le montant des investissements nécessaires pour concrétiser leur projet. Cependant, l'entreprise, qui compte une dizaine d'employés, ne cache pas ses ambitions et promet des centaines d'embauches dans les prochaines années.

D'après un reportage de Bruno Coulombe

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