Les récentes performances de Nikita Scherbak cadrent avec les attentes de son entraîneur-chef. Claude Julien a été catégorique, mardi, à l'issue de l'entraînement matinal du Canadien (22-25-6) : « s'il joue comme ça, il mérite d'être ici ».

Un texte de Félix St-Aubin

Julien a confié un mandat offensif à l'attaquant russe avant les rencontres du week-end dernier. Scherbak a répondu présent, se faisant notamment complice des buts de Joe Morrow et d'Artturi Lehkonen, respectivement samedi et dimanche, en avantage numérique.

« J'ai aimé ses présences et tout ce qu'il a apporté durant la fin de semaine, a noté Julien. Il patine beaucoup mieux que l'an passé, selon ce qu'on m'a dit. Je pense que son jeu comme tel est beaucoup mieux, il est alerte dans la majorité des situations. Je suis vraiment content de son week-end. »

Les derniers mois lui ont permis de s'affirmer comme joueur de premier plan dans la Ligue américaine (LAH) avec le Rocket de Laval, comme en témoignent ses 7 buts et 23 mentions d'assistance en 24 affrontements.

L'échantillon est bien mince depuis son rappel, certes, mais l'ailier droit donne actuellement raison à l'état-major montréalais d'avoir patienté avec la 26e sélection au repêchage de 2014.

Des 29 autres joueurs choisis au premier tour du repêchage de la LNH cette année-là, seulement 2 ont moins d'expérience que Scherbak dans le circuit Bettman (7 matchs) : Michael Dal Colle (Islanders; 5e rang) et Conner Bleackley (Avalanche; 23e rang). Le premier a enfilé l'uniforme new-yorkais à quatre occasions, tandis que le second n'a toujours pas obtenu son baptême du feu.

Le Moscovite de 22 ans a donc grandi dans l'organisation avec le club-école. Il cogne à la porte du Canadien cette saison après avoir appris les rudiments du métier à Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador) et à Laval, sous la gouverne de Sylvain Lefebvre.

« J'ai été bien préparé [pour faire le saut dans la Ligue nationale], nous avons le même système en bas, ce qui fait en sorte que la transition est plus facile », a remarqué Scherbak.

« J'ai joué dans toutes les situations à Laval. J'ai eu beaucoup de temps de jeu, toutes sortes d'occasions sur la glace et sur l'avantage numérique, a-t-il poursuivi. Je me sens plus en confiance. »

S'inspirer de Hudon

Charles Hudon comprend bien la situation dans laquelle se retrouve son coéquipier. La recrue a dû patienter un bon moment avant de faire sa niche dans la LNH.

Hudon a progressé dans la cour arrière du Canadien de 2013 à 2017, participant à 207 matchs dans la LAH. Il est désormais un membre à part entière du Tricolore après avoir lui aussi fignolé ses aptitudes et développé ses habiletés dans les rangs mineurs.

Les espoirs prêts à obtenir de plus grandes responsabilités sont une denrée rare à Montréal.

Scherbak semble toutefois avoir intégré ce groupe restreint à la lumière de ses prestations contre les Ducks d'Anaheim (25-19-10) et les Sénateurs d'Ottawa (17-25-9) et de l'assurance qu'il affiche tant sur la patinoire que dans le vestiaire.

« C'est une occasion pour moi de prouver que je peux rester dans cette ligue, a-t-il soutenu, avant de rectifier le tir. Pas juste de rester, mais de montrer que je peux laisser ma marque. Je dois simplement travailler fort et chérir cette occasion. Je l'apprécie et je suis très excité. »

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