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Nous sommes prêts! (En tout cas, moi je le suis)

BILLET - Ce n'est pas que je m'ennuie pendant les matchs présaison, mais vivement le retour des Expos afin que je puisse revivre le plaisir du vrai baseball.

J’ai couvert activement les Expos pendant près de 15 ans et les deux derniers matchs de la Ligue des pamplemousses étaient généralement des corvées dont on avait hâte de se débarrasser pour rentrer à la maison et amorcer la vraie saison.

Depuis cinq ans, c’est différent. Ces deux derniers matchs sont les seuls que les amateurs de baseball montréalais (dont je fais partie) peuvent voir en chair et en os.

Quand l’automne dernier, on nous a annoncé que les Cards affronteraient les Blue Jays un lundi et un mardi soir en pleine année scolaire, je dois avouer que j’ai bougonné un peu.

Je me suis dit que les bonzes des ligues majeures qui nous ont tant fait suer au tournant du siècle faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour nous faire mal paraître.

Mais, avant la présentation des deux matchs, Russell Martin a bien relativisé les choses en déclarant que ce n’était pas une foule de 25 000 personnes qui anéantirait les efforts de Montréal pour retrouver une équipe de baseball, pas plus qu’une autre foule de 50 000 personnes ne garantirait le retour des Expos.

Stephen Bronfman, qui se dit défenseur de l’idéologie du verre à moitié plein, est venu nous dire qu’il continue de travailler à rebâtir l’image de Montréal auprès des propriétaires du baseball majeur.

Il a encore du pain sur la planche.

C’est certain que notre stade et nos derniers propriétaires ont réussi à démolir une bonne partie de ce que Jackie Robinson, Claude Raymond, Rusty Staub, Gary Carter et les autres avaient bâti.

Mais, contrairement à ce que plusieurs prétendent, le baseball a encore un pouls chez nous.

Les Expos de 1994 ont montré qu’avec un produit de qualité, le baseball pouvait très bien vivre à Montréal. Lors de leurs 20 derniers matchs à domicile avant la grève, ils avaient attiré une moyenne de 31 980 spectateurs.

L’an dernier, une moyenne de 31 980 spectateurs leur aurait valu le 10e rang dans les ligues majeures.

Au cours des cinq derniers printemps, les Blue Jays ont attiré plus de 45 000 amateurs en moyenne pour des matchs absolument sans intérêt.

Oui, Montréal peut faire vivre une équipe des ligues majeures, même si on doit retourner à l’occasion dans la grosse patente en béton sur Pierre-de-Coubertin.

Ça pourrait être pire. Ce pourrait être le Tropicana Field à St-Petersburg.

Par un bel après-midi de mars, les Rays de Tampa Bay ont complété leur camp d’entraînement en accueillant les Tigers de Détroit au Tropicana Field, leur domicile fixe.

Il y avait 5042 spectateurs dans les gradins…

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