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Nouvelle approche pour améliorer la sécurité routière à Montréal

La Ville de Montréal a dévoilé mercredi une stratégie visant à améliorer la sécurité routière, de même que la cohabitation entre les véhicules lourds et les cyclistes dans la métropole.

Inspirée d'une approche suédoise, la stratégie « Vision zéro » accident comprend une série de mesures, dont l'harmonisation des limites de vitesse, une meilleure signalisation et le réaménagement de certains secteurs jugés dangereux.

La Ville demande à deux commissions municipales de réviser « en profondeur » le plan du camionnage dans la métropole. L'administration envisage notamment la possibilité de limiter le gabarit des camions dans certains quartiers.

« Aucune perte de vie n'est acceptable », a résumé le maire de Montréal Denis Coderre lors d'une conférence de presse tenue en début d'après-midi avec les deux responsables du transport au comité exécutif, Aref Salem et Elsie Lefebvre.

Rues permises, zones de livraison, gabarit des camions, « toutes les questions seront posées » en lien avec le plan de camionnage de la ville, a indiqué le maire.

Le plan d'action du maire Coderre prévoit également des réductions de vitesse à 30 km/h et 40 km/h dans certaines zones scolaires et résidentielles. 

De nouveaux radars photo seront installés dans des zones considérées à risque. Plusieurs secteurs de la municipalité seront réaménagés d'ici 2020 et des panneaux d'arrêt seront aussi installés à une majorité d'intersections dès octobre.

Du « réchauffé », dit l'opposition

Cette nouvelle initiative a tout de suite été critiquée par Projet Montréal, qui estime que certaines mesures, dont la réduction de vitesse devant les écoles, sont déjà mises en place dans les arrondissements depuis plusieurs années.

Plusieurs des mesures annoncées mercredi ont en effet été présentées dans le Plan de transports de Montréal, en 2008.

« Aujourd'hui, [le maire Coderre] veut récupérer le mouvement fort autour d'une vision zéro accident, mais avec zéro vision, et surtout zéro action. Il n'y a pas de plan Coderre, s'il y en avait un, on le saurait », a-t-il dénoncé.

Suzanne Lareau, PDG de Vélo-Québec, estime quant à elle qu'il manque à Montréal un développement de voies cyclables vers le centre-ville. « Ça fait des années qu'on demande quelque chose, et on me dit que ce n'est même pas planifié pour 2017 », déplore-t-elle.

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