Retour

« On n'a pas été assez bon, c’est ce qui va changer » - Claude Julien

BROSSARD - Le statu quo pour le Canadien en vue de la saison prochaine semble inacceptable. Claude Julien en a fourni une autre preuve mardi midi quelques heures avant que son équipe dispute son dernier match à domicile contre les Jets de Winnipeg.

Un texte d'Alexandre Gascon et de Jean St-Onge

En répondant tout simplement à une question sur le développement de Nikita Scherbak dans les dernières semaines, le pilote du CH a laissé entendre que « soit les joueurs seront meilleurs, soit on ira chercher de meilleurs joueurs ».

« On n'a pas été assez bon (cette année), c’est ce qui va changer dans le futur », a-t-il martelé.

Le Tricolore aura une dernière occasion de laisser une bonne impression à ses partisans laissés pour compte cette année avec un duel contre l'une des puissances de la LNH.

Les Jets débarquement à Montréal forts de 8 victoires à leurs 10 derniers matchs et de la 2e place dans l'Association ouest. Winnipeg vibrera au rythme des séries éliminatoires ce printemps pour la première fois en trois ans et seulement la seconde depuis le retour de la franchise au Manitoba en 2011.

« Ce sont des partisans connaisseurs. J’ai toujours dit aux joueurs: "les gens vont toujours apprécier un bon effort, que tu gagnes, que tu perdes, s’ils voient que tu t’es vraiment défoncé et que tu as fait de ton mieux, les gens ici vont l’apprécier" », a expliqué Julien.

« Avec tout ce qui s’est passé cette année, que ce soit les blessures ou toutes sortes de raisons, on a connu une saison difficile. Dans les derniers mois, avec tous les jeunes qu’on a rappelés de Laval ou qu’on a eus dans des échanges, on évalue l’effort de tous. Il a été là tous les soirs », a renchéri le pilote.

Le temps d'un point de presse, Julien a préféré oublier les colères piquées à Toronto après une raclée de 6-2 ou, plus récemment, les réponses sèches à la suite d'une prestation sans âme au PPG Paints Arena, à Pittsburgh.

Gallagher et Byron à l'honneur

Il y a à tout le moins deux joueurs dont on ne peut douter de l'ardeur au travail et de la passion cette saison. Et les deux ont été récompensés pour leurs efforts.

Brendan Gallagher a probablement été le meilleur joueur du Canadien en 2017-2018 et il a mis la main sur la coupe Molson, qu'il a affectueusement rebaptisé « le trophée Carey Price », le gardien l'ayant remporté 7 fois au cours de la dernière décennie.

Le petit numéro 11, qui a atteint les plateaux de 30 buts et 50 points (51) pour la première fois de sa carrière, a été choisi 15 fois parmi les étoiles.

Il est l'un des cinq joueurs de l'équipe à avoir participé à toutes les rencontres.

Gallagher partage le premier rang du club pour les buts en avantage numérique avec huit et pour les buts gagnants avec quatre.

« C’est agréable, mais pour être honnête, je n’y penserai pas beaucoup. Tellement d’autres choses se sont passées cette année. J'en profite, mais dès que ce sera fini, je vais l’oublier rapidement », a admis Gallagher, humble.

Alex Galchenyuk s'est montré plus loquace sur son jeune compagnon.

« Il a toujours joué le même style de jeu, mais c’est sûr qu’il s’est amélioré énormément, pas de doute, depuis sa première année. Dans les espaces restreints, la prise de décisions, comme tout le monde d’ailleurs. Mais au niveau de son style, il n’a pas changé ça du tout. Et pourquoi changer quelque chose qui fonctionne? », a lancé le numéro 27.

Gallagher a aussi remporté le dernier segment de la saison de la Coupe Molson devant Galchenyuk justement, Artturi Lehkonen et Antti Niemi.

En 16 matchs au cours des mois de mars et avril, l'attaquant a marqué 9 buts, dont 2 ont donné la victoire aux Canadiens. Il également ajouté 5 passes pour un total de 14 points.

Pour sa part, Paul Byron héritera du trophée Jacques-Beauchamp pour la deuxième fois de sa carrière.

Cet honneur est remis par les représentants des médias qui couvrent l'équipe au joueur ayant eu un rôle déterminant au sein de l'équipe durant la saison, sans toutefois en retirer d'honneur particulier.

« Quand je suis arrivé ici, pas beaucoup de monde savait quel joueur j'étais. Beaucoup de personnes me disaient que j'étais juste un joueur de 4e trio, un plombier. Je sais que je suis plus que ça, je suis capable de jouer dans n’importe quel trio. J'aime beaucoup mes années à Montréal et j'espère que la prochaine saison sera aussi bonne que les deux dernières », a confié l'Ottavien de 28 ans.

À sa troisième saison avec le Tricolore, Byron se retrouve au deuxième rang des buteurs de l'équipe, derrière Gallagher, avec 19 filets, et il pourrait atteindre le cap des 20 buts pour une deuxième année d'affilée.

Il avait remporté le trophée une première fois en 2015-2016.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce chien refuse qu'on le prenne en photo





Rabais de la semaine