Retour

Osheaga, jour 2 : le roi Kendrick Lamar règne sur le parc Jean-Drapeau

Cette deuxième journée du festival Osheaga a été marquée par le couronnement du rappeur californien Kendrick Lamar, samedi, au parc Jean-Drapeau à Montréal.

Un texte de Félix-Antoine Viens

Devant une foule survoltée et visiblement conquise d'avance, Lamar a livré une performance de 90 minutes sans anicroche, qu'il a amorcée avec la pièce Money Trees. Deux en deux pour l'événement montréalais après l'excellente prestation de Florence and the Machine vendredi.

Lamar a été accompagné pour une partie de son spectacle par les traditionnels feux d'artifice. Le chanteur et acteur Yasiin Bey, alias Mos Def, qui a remplacé au pied levé Action Bronson samedi à Osheaga, l'a également rejoint sur scène.

À de nombreuses reprises, il s'est adressé à la foule, visiblement ravi de l'accueil du public d'Osheaga.

« Je me rappelle mon dernier passage ici, et je revois les mêmes visages », a-t-il lancé en référence à son concert offert au même endroit en 2013.

Les vétérans de Weezer ont préparé le terrain pour Lamar avec une succession de pièces à succès comme ils en ont le secret. Moins survolté que lors de leur précédent passage à Osheaga en 2010, le groupe a fait fi des problèmes de son en lever de rideau pour offrir une heure de rock bien senti, interprétant notamment My name is Jonas, Beverley Hills, Say it Ain't So, Undone the Sweater Song et Buddy Holly.

Réunion familiale

Plus tôt en journée, Osheaga avait donné carte blanche à Karim Ouellet. L'auteur-compositeur-interprète a lancé une invitation à plusieurs artistes avec qui il collabore fréquemment, notamment le duo Loud Lary Ajust.

Entouré de sept musiciens et choristes, Karim Ouellet a également été rejoint sur scène par Ariane Moffat, Claude Bégin, Kandle et sa soeur, Sarahmée.

Seoul, un autre secret bien gardé de la musique indépendante montréalaise, a suivi sur la scène adjacente. Les membres du quatuor à la pop planante s'échangent le micro d'une pièce à l'autre et multiplient les harmonies vocales bien ajustées. L'aisance sur scène fait toutefois encore défaut pour ce jeune ensemble.

Un géant à Osheaga

Sur une des deux scènes principales, les Californiens de Young the Giant ont rassemblé une foule impressionnante pour une performance tôt en journée. En milieu de concert, des dizaines de ballons gonflables ont volé au-dessus de la foule pour ajouter à la mise en scène impeccable de Young the Giant.

Il s'agit d'un groupe fait sur mesure pour le jeune public d'Osheaga, à l'image de Foster the People l'an dernier, qui avait également soulevé la foule.

St. Vincent a eu la tâche quelque peu ingrate de succéder à Young the Giant. La présence sur scène et la virtuosité d'Annie Clark ont toutefois vite fait de chauffer la foule. On se souviendra sans doute de la mouture 2015 d'Osheaga pour son contingent féminin impressionnant, avec Clark, Florence and the Machine, Marina and the Damonds et Christine and the Queens notamment.

Christine la bien-aimée

Christine, de son vrai nom Héloïse Letissier, a renoué samedi à Osheaga avec le public montréalais après son passage mémorable à Montréal en lumière en février dernier. Étrangement, cette prestation extérieure se voulait beaucoup plus intime. Seulement quelques centaines de personnes s'étaient réunies devant la scène de la vallée pour assister à la performance, encore une fois, renversante de la Française.

Des spectateurs ont à un moment réclamé que Christine s'exprime en anglais, seulement pour être rabroués par ses fans francophones.

Se déhanchant sans relâche, elle est même allée faire connaissance avec la foule en descendant de la scène l'instant d'une chanson.

Osheaga se conclura dimanche avec comme tête d'affiche principale des habitués d'Osheaga, le duo rock américain The Black Keys.

Plus d'articles

Commentaires