Les villes de Montréal et de Sherbrooke ont remporté jeudi le prix de la meilleure eau municipale de la province lors du Symposium sur la gestion d'eau, qui avait lieu au Centre des congrès de Lévis.

Pour une quatrième année, les municipalités étaient invitées à participer au concours durant l’événement organisé par le Réseau environnement, un organisme à but non lucratif.

Plus de 350 participants devaient donner une note de 1 à 10 pour déterminer dans quelle ville l’eau est la meilleure à boire.

Quinze échantillons d’eau potable provenant de neuf municipalités étaient en lice : Québec, Montréal, Saint-Eustache, Rosemère, Sherbrooke, Gatineau, Laval, Saint-Zotique et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Montréal a été récompensée par le public, constitué des participants du symposium. Ils devaient choisir à l’aveugle leur eau favorite.

« Un peu comme le vin, si tu aimes ou tu n’aimes pas, comme on n’a pas de formation ou quoi que ce soit. On y va vraiment avec notre goût personnel », a expliqué le surintendant du Service des eaux de la Ville de Saint-Eustache, Yanick Fortier.

Sherbrooke a reçu le prix du jury, composé d’experts en eau potable et d’un sommelier. Les membres devaient évaluer le goût, la clarté et l’odeur.

La municipalité pourra donc participer à la compétition nord-américaine de l’American Water Works Association, qui aura lieu à Las Vegas en juin 2018.

Le goût de l’eau

Jean Lacroix, le président-directeur général de Réseau environnement, a indiqué que l’eau a des goûts variables, comme le vin.

« On essaie de démontrer [...] qu’il y a une variabilité parce que même quand on est habitués comme spécialistes, on découvre lorsqu’on fait les 15 stations que chaque station a ses particularités », a-t-il dit.

Vingt-six municipalités, dont Québec, Laval, Montréal, Gatineau et Trois-Rivières, ont été aussi récompensées puisque la qualité de leur eau dépasse les critères du Règlement sur la qualité de l’eau potable.

Les enjeux

Le symposium permet chaque année d’échanger sur la gestion de l’eau potable.

« La gestion de l’eau, c’est le cycle de l’eau complet. On regarde autant à partir de la captation de l’eau, sa consommation, son économie d’eau, et son traitement lorsqu’on la retourne dans la rivière », a expliqué le PDG de Réseau environnement, Jean Lacroix.

Selon lui, le financement de l'eau potable et son économie figurent parmi les principaux défis des municipalités en 2017. « On a l’impression que l’eau ne coûte rien, mais elle a un coût important. Il va y avoir un grand débat dans la prochaine année sur le coût de l’eau », a-t-il souligné.

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