BILLET - Les Rangers ont mieux joué que le Canadien. Ils l'ont emporté 2-1 et ce n'est que justice que la série soit égale à deux victoires de chaque côté. Mais le capitaine du Canadien, Max Pacioretty n'a certainement pas fait grand-chose pour ramener l'équilibre des forces en faveur de son équipe. Il a été pratiquement invisible dans cette quatrième rencontre et les quelques occasions où on l'a vu n'ont pas nécessairement été à son avantage.

Les chiffres d’abord. Pacioretty a passé 20 minutes et 45 secondes sur la patinoire. Il a été l’attaquant le plus utilisé par Claude Julien, mais il a bien peu pour en témoigner. Il a obtenu deux tirs, le même nombre que Danault, Plekanec et Galchenyuk, mais un de moins que Gallagher, Lekhonen, Mitchell et Shaw.

Les quatre derniers ont en commun qu’on les a vus foncer, se salir le nez, tenter de provoquer des choses. Pacioretty? Il a surtout attendu les occasions que ses coéquipiers ont été incapables de lui donner.

C’est le travail d’un marqueur de se libérer. Je ne sais combien de fois on a vu Pacioretty ce soir, presque immobile, derrière un rival, sorti du jeu avant même d’y entrer. Un marqueur doit s’offrir en cible. Il ne doit pas attendre qu’un coéquipier fasse tout le travail, pour lui faire cadeau d’un tir franc.

Malgré leurs efforts, Radulov et Danault ont été incapables de le servir dans ce quatrième match. Claude Julien a substitué Shaw à Radulov dans ce trio en deuxième période en espérant que le style teigneux de Shaw provoquerait des étincelles, des rondelles libres. Ça n’a pas marché davantage.

Pacioretty a même eu l’air un peu fou quand Ryan McDonagh l’a poussé derrière la ligne bleue, comme un gamin, pour provoquer un hors-jeu.C’est clair. Le capitaine doit en donner plus.

Ajustements

Alain Vigneault a apporté des ajustements à sa formation et à son style de jeu. Vous aurez remarqué qu’on s’est arrangé pour que la quasi-totalité des sorties de zone du duo Markov-Weber soit effectuée par Markov. Sans lui donner le champ libre, on couvrait Weber, on retardait la sortie du numéro 6 et son implication dans le jeu. Markov est un excellent passeur, mais privé d’options, il a trouvé la soirée longue.

Je suis curieux de voir comment Claude Julien va réagir.

Et Dwight King?

Je suis aussi curieux de voir ce qu’il va faire de Dwight King. Je sais, je sais. King est un vétéran qui a déjà gagné la Coupe Stanley à Los Angeles et qui sait comment ça se passe. On mise sur son expérience pour calmer les jeunes, paraît-il. Mais pour inspirer, il me semble qu’il faut aussi jouer avec un minimum d’aplomb. Et pour l’instant, tout ce qu’il montre, c’est qu’il est lent… euh… d’aplomb!

Allez. C’est maintenant une série 2 de 3. Il ne faut pas s’énerver, personne n’avait prédit la victoire de l’une ou l’autre équipe en quatre ou cinq matchs. Ce sera comme prévu, en six ou en sept. Et Price n’en a pas encore volé une…

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