Sur la glace avec des jeunes pour annoncer son partenariat avec une boulangerie sans gluten, Max Pacioretty a eu quelques sourires au visage, jeudi.
Beau changement avec ces derniers temps.

Un texte de Diane Sauvé

Intolérant au gluten, le capitaine du Canadien l'est tout autant à la défaite. Mais il a appris une chose à travers les derniers mois éprouvants : décrocher.

« J'avais l'habitude de rentrer chez moi et de m'en faire à propos du hockey 24 heures par jour. Mais j'ai une belle famille qui m'attend et maintenant je peux décrocher. »

Le joueur de 27 ans apprend aussi auprès des plus vieux, notamment Jaroslav Spacek (ancien du CH et entraîneur adjoint de l'équipe tchèque à la Coupe du monde) qu'il a croisé après le match à Philadelphie mardi.

« Il m'a demandé comment j'allais. Je lui ai dit que c'était difficile. Il m'a répondu: "Non. Je ne parlais pas du hockey." Les joueurs qui ont de longues carrières réalisent que tu ne peux pas te rendre fou surtout dans un marché comme celui-ci. »

Son entraîneur-chef, Michel Therrien, en a surpris plusieurs, mercredi après la défaite du Canadien contre les Sabres, en disant qu'il « serait très difficile de faire les séries. »

En réaction, Max Pacioretty s'est contenté de dire qu'il y allait un match à la fois avec tous les efforts possibles.

Neuf défaites au cours des dix derniers matchs, 21 revers lors des 26 dernières rencontres, ça a de quoi assommer n'importe qui.

Max Pacioretty y survit en famille, son rempart.

« J'ai une famille extraordinaire, qui a toujours cru en moi. Et c'est vers elle que je me tourne dans des moments comme ceux-ci. Tu réalises alors qu'il y a plus dans la vie que de gagner et perdre. Tu veux faire de ton mieux pour ton équipe. Mais nos vies sont encore plus importantes. »

La femme de Pacioretty est d'une aide précieuse. Katia Afinogenova est une ancienne joueuse de tennis professionnelle et son frère, Maxim Afinogenov, a joué dans la LNH pendant 10 saisons.

« Elle sait ce que c'est qu'être un athlète professionnel. C'est très important pour moi. Surtout dans un marché comme celui-ci où tu as tendance à te mettre beaucoup de pression. Elle l'a déjà vécu et sait comment composer avec cela. Ça m'aide beaucoup. »

L'ancien du CH, Josh Gorges, a dit hier qu'il était plus difficile de perdre à Montréal, car on ne peut pas se cacher.

« Je ne sens pas le besoin de me cacher, réplique Pacioretty. Il n'y a pas de quoi me cacher quand je considère l'effort donné et mon approche des matchs. »

Max sans gluten

Lui-même intolérant au gluten, comme sa mère et sa soeur, Max Pacioretty l'a éliminé de sa diète depuis quelques années.

Le capitaine dit avoir plus d'énergie et se sentir plus alerte mentalement. Il a même converti quelques coéquipiers comme Devante Smith-Pelly.

« Il n'était pas content, car on avait oublié de lui apporter ses gnocchis sans gluten au restaurant. C'est là que je me suis rendu compte que je l'avais converti. »

L'équipe offre maintenant des repas sans gluten les jours de match. On n'arrête pas le progrès. 

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