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Pas d'accusation de menace de mort contre un enquêteur du SPVM

Le directeur aux poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne déposera pas d'accusation contre l'enquêteur Iad Hanna, du Service de police de la Ville de Montréal, qui faisait l'objet d'une plainte de menace de mort depuis le 12 avril dernier de la part de son ancien coéquipier au SPVM, le lieutenant-détective Normand Borduas.

Un texte de Pascal Robidas

Près de trois mois après avoir été suspendu avec solde, l'enquêteur Hanna pourra ainsi réintégrer la section Crime de violence de la division Nord du SPVM.

MM. Hanna et Borduas s'étaient rencontrés en marge du témoignage de la haute direction du SPVM devant la commission Chamberland sur la protection des sources journalistiques.

Il était question de la rédaction de leurs rapports déposés sous serment dans le dossier de Roger Larivière, cet ancien policier qui avait fait l'objet d'une enquête après avoir été vu en compagnie de l'analyste en affaires policières Stéphane Berthomet, le 9 octobre 2014, au restaurant Eldorado.

Leur discussion a tourné au vinaigre. L'enquêteur Hanna aurait insinué à son ancien collègue Borduas qu'il était « mort » s'il ne suivait pas ses recommandations avant que ceux-ci ne témoignent devant le juge Jacques Chamberland.

L'avocat de Iad Hanna, Me Stephen Angers, affirme que son client est soulagé et heureux que le dossier d'enquête ne donne pas suite à des accusations criminelles. C'est en fin d'après-midi, lundi, que l'enquêteur Hanna a été informé de la décision du DPCP.

Projet Escouade

Iad Hanna et Normand Borduas sont également les deux enquêteurs qui ont mené le SPVM à arrêter quatre de ses policiers dans le cadre du projet Escouade. Le directeur du SPVM, Philippe Pichet, avait d'ailleurs interrompu ses vacances, le 7 juillet 2016, pour en faire l'annonce.

C'est également cette enquête des affaires internes qui a mené la police de Montréal à demander 24 mandats de surveillance des métadonnées du cellulaire de Patrick Lagacé, chroniqueur à La Presse. Ces mandats, qui ont été accordés de janvier à mai 2016, ont plongé le SPVM en pleine controverse lorsque l'information a été rendue publique, le 31 octobre 2016.

Un an plus tard, les deux seuls policiers à faire face à la justice sont Fayçal Djelidi et David Chartrand. Leur enquête préliminaire se déroule présentement au palais de justice de Montréal, où la magistrature a imposé une ordonnance de non-publication.

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