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Pas de danger pour le Jardin botanique, selon le directeur d’Espace pour la vie

Le directeur d'Espace pour la vie, Charles-Mathieu Brunelle, affirme que l'identité et la visibilité du Jardin botanique ne sont pas du tout menacées par les changements administratifs dont s'est inquiété publiquement, la semaine dernière, le conservateur de l'institution, Michel Labrecque.

En entrevue à ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE, M. Brunelle a expliqué que le complexe - qui regroupe aussi le Biodôme, l’Insectarium et le Planétarium - passera à un mode de gestion « par fonctions » et verra le nombre de directeurs passer de quatre à deux. Les deux postes sont abolis en raison de départs à la retraite, a-t-il dit.

Ainsi, le directeur du Jardin botanique, René Pronovost, devient le directeur des collections et de la recherche. De son côté, la directrice de l’Insectarium, Anne Charpentier, prend la direction des programmes publics et d'éducation.

Charles-Mathieu Brunelle a soutenu qu’il est faux de qualifier l’opération de « fusion », puisque le regroupement des quatre institutions existe depuis 1998. Il a d’abord porté le nom des Muséums nature de Montréal, avant de devenir Espace pour la vie. Il n’y a donc rien de changé quant à la structure, a-t-il dit.

« Les quatre institutions gardent leur nom, gardent leur notoriété, gardent leur visibilité. Il n’y a aucune coupure de poste, il n’y a aucune baisse d’investissement en science. La recherche se poursuit », a-t-il assuré.

Il a souligné qu’un investissement majeur en phytotechnologie est justement annoncé mercredi au Jardin botanique. Cela entre dans son mandat de recherche fondamentale, dont le conservateur Michel Labrecque « est un peu l’instigateur au Québec ».

Lorsque l’animateur Patrick Masbourian a demandé pourquoi M. Labrecque est resté silencieux depuis sa sortie publique, M. Brunelle a répondu qu’« on lui a demandé de ne pas prendre la parole sur ce sujet-là ».

« Il faut qu’on se base sur des faits pour pouvoir discuter. S’il y a un problème de visibilité du Jardin botanique, on en discute. Il n’y en a pas. C’est des fausses nouvelles », a martelé le directeur d’Espace pour la vie, tout en reconnaissant qu’il existe une inquiétude qu’il « faut gérer », selon lui.

Il a mentionné les tête-à-tête avec des chercheurs ou l’exposition d’ouverture du centre sur la biodiversité comme autres exemples d’investissements dans le volet scientifique du Jardin botanique.

M. Brunelle a rappelé que de telles directions regroupées existent ailleurs dans le monde - que ce soit à la California Academy of Science, aux Kew Royal Botanic Gardens (à Londres), au Muséum d’histoire naturelle (à Paris) ou à Budapest, où un même directeur est responsable du zoo et du jardin botanique.

De 1,5 million de visiteurs en 2008, la fréquentation d’Espace pour la vie est passée à 2 millions de personnes l’an dernier, a indiqué M. Brunelle.

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