La Société de transport de Montréal (STM) n'augmentera pas ses tarifs cette année, alors que la nouvelle Autorité régionale de transport métropolitain fixera les tarifs du métro et des autobus de la région à compter de juin prochain.

Le maire Denis Coderre, qui siège au sein de cette Autorité avec d’autres membres de la Communauté métropolitaine de Montréal, a expliqué jeudi qu’il n’y aurait pas de changement durant cette période de transition.

« On a dit : on mérite un break et je pense que nos clients en méritent [un] également. Donc, pour cette fois-ci, jusqu'à la fin de l'année financière, il n'y aura pas d'augmentation tarifaire, mais aussitôt que l'Autorité régionale de transport va prendre en charge, il y aura harmonisation », a déclaré M. Coderre.

L’annonce de ce gel des tarifs a été faite au moment de la présentation d’un bilan 2016 généralement positif de la STM.

Les 416,2 millions de déplacements constituent une hausse de 0,7 % par rapport à 2015, même s’ils restent inférieurs au sommet de 417,2 millions atteint en 2014.

Avec la mise en service progressive des nouvelles voitures AZUR dans le métro, la croissance pourrait se poursuivre. « Le métro n’a pas atteint sa capacité maximale, loin de là », soutient le président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb.

Même s’il reconnaît que le parc automobile est aussi en croissance, le maire Coderre tient à situer ces chiffres dans un ensemble de mesures comme l’augmentation du nombre de stationnements incitatifs et de véhicules en libre-service ainsi que l’évolution de la planification du réseau de transport.

« Même si on parle, en termes absolus, qu’il y a une augmentation de voitures, il y a quand même une transition qui est accentuée, il y a un travail, une prise de conscience », a-t-il dit.

Une année électorale

Même s’il se réjouit du gel des tarifs, le conseiller de Projet Montréal Craig Sauvé constate que cette décision est prise durant une année électorale. Il s’interroge sur la décision que prendra éventuellement l’Autorité régionale.

« Ce n'était pas la meilleure année pour le transport en commun, malheureusement. Peut-être en raison de ça, il ne voulait pas augmenter les tarifs », affirme M. Sauvé.

La ponctualité des autobus est en léger recul, passant de 82,3 % en 2015 à 81,5 % en 2016.

Le nombre d’incidents de 5 minutes ou plus dans le métro a toutefois diminué de 956 en 2015 à 923 en 2016, malgré la perception populaire. Près de la moitié de ces arrêts de service étaient dus au matériel roulant, aux équipements fixes et à l’exploitation des trains. Une partie de l’autre moitié a été causée par ce que la STM appelle des « comportements individuels ».

La Société reconnaît qu’il y a eu plusieurs interruptions de service dans le métro, surtout en novembre dernier. D’autres, certaines de longue durée, ont suivi depuis le début de l’année 2017. L'une d'elles a été causée par l'interaction entre une pièce des voitures AZUR et les rails. Des correctifs ont été apportés.

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