NEW YORK - Le Canadien a le dos au mur, en retard 2-3 dans sa série face aux Rangers, et sera privé d'Andrew Shaw pour le sixième match samedi soir. Brendan Gallagher a toutefois juré qu'il n'y avait aucune pression supplémentaire sur les joueurs du Canadien.

Un texte d'Alexandre Gascon

Pas facile d'avaler les paroles du petit attaquant après la courte séance d'entraînement matinal, samedi.

« Il n’y a pas de pression du tout », a lancé Gallagher.

« C’est honnêtement le même sentiment que ce soit le premier ou le deuxième match de cette série, a-t-il poursuivi. Tu veux gagner tout le temps, peu importe l’enjeu. On connaît les conséquences, mais tout ce qu’on a à faire c’est de gagner un match de hockey pour revenir au Centre Bell. Je suis certain que ça ne leur tente pas. »

Montréal fera face à l'élimination au Madison Square Garden sans les services de Shaw, blessé au haut du corps, tandis que Torrey Mitchell et Nathan Beaulieu regarderont le match de la galerie de presse.

Brian Flynn prendra la place de Shaw dans un tout nouveau trio en compagnie d'Alex Galchenyuk et de Paul Byron. « C'est jamais une situation facile, a reconnu Flynn. On perd un gars d'expérience en Shaw, mais on peut rentrer un gars d'expérience. Il est un bon fabricant de jeux qui voit bien la patinoire, qui prend des bonnes décisions. C'est important pour lui de saisir la chance et de donner un coup de main. On en a besoin ce soir.

Claude Julien a décidé de faire sauter certaines combinaisons pour ce match sans lendemain en défaisant celle de Gallagher, Tomas Plekanec et Byron, très efficace en début de série, mais un peu effacée dans le dernier duel.

Artturi Lehkonen patrouillait l'aile gauche avec Plekanec et Gallagher.

Julien insère aussi McCarron dans la quatrième unité, et Brandon Davidson en lieu et place de Nathan Beaulieu, qui n'avait effectué que trois présences en prolongation lors du match no 5.

« On a besoin d’utiliser notre profondeur maintenant. Davidson est moins porté sur l’attaque, mais il est combatif et il défend bien », a dit l’entraîneur-chef du Tricolore.

« On est confiants, on ne panique pas [...] Si les 20 joueurs font leur travail ce soir, on devrait être corrects », a ajouté Gallagher.

Une grande première pour McCarron

Le géant originaire de Grosse Pointe au Michigan va non seulement disputer le premier match de sa carrière en séries éliminatoires, il le fera au MSG, amphithéâtre mythique pour un Américain.

« Cet édifice, c’est le rêve pour un jeune Américain. C’est comme le Centre Air Canada [de Toronto] ou le Centre Bell pour un Canadien. C'est sûr que je suis nerveux, mais je suis excité, prêt et en santé », a spécifié McCarron qui a appris la nouvelle ce matin à son arrivée à l'aréna.

« Je suis content qu’il m’est témoigné la confiance pour m’envoyer dans la mêlée. Je veux apporter de l’énergie dans le vestiaire et sur la glace. [Claude Julien] m'a parlé un peu. Il m'a dit : "Joue ton match, n'aie peur de rien, joue à ta façon. Peu importe que ce soit un match de saison ou de séries" », a enchaîné le colosse de 6 pi 6 po et 231 livres.

Les Rangers ont pris l’avance 3-2 dans la série grâce au but de Mika Zibanejad en prolongation jeudi soir au centre Bell.

New York veut en finir à la maison

Les Rangers s’attendent à ce que le Canadien lui offre une rude opposition.

Alain Vigneault n'a apporté aucun changement à sa formation.

« Des ajustements il y en a toujours quelques-uns de match en match même si parfois ça parait moins. Dans l'ensemble, je m'attends au même type de match qu’on a eu. Très intense, très physique, pas beaucoup d’espace sur la patinoire », a spécifié l'entraîneur des Blue Shirts.

« On a déjà été dans cette situation, on sait qu’ils vont tout essayer », a reconnu le gardien des Rangers Henrik Lundqvist après l’entraînement matinal.

« Ça commence maintenant avec notre préparation, il faut qu’on soit prêts à jouer notre meilleur match. »

Lundqvist a dissipé tous les doutes soulevés sur ses difficultés à affronter le Canadien, sa bête noire.

Si le Tricolore l'est certainement en saison, ce n'est absolument pas le cas en séries éliminatoires où le gardien new-yorkais a triomphé sept fois en onze sorties contre les Montréalais.

Il est aussi à l'aise au Madison Square Garden.

Les neuf dernières fois que le Suédois a eu l'occasion d'éliminer une équipe à domicile en séries, il y est parvenu à sept reprises.

Le gagnant de la série sera opposé soit aux Sénateurs d’Ottawa ou aux Bruins de Boston. Les Bruins ont réussi à éviter l’élimination vendredi soir et sont en retard 3-2 dans la série.

Fait à signaler : l’avantage numérique des Rangers n’a pas encore marqué en 16 occasions en cinq matchs éliminatoires. L’attaque massive du Canadien a présenté un pourcentage d’efficacité de 17,6%.

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