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Pas encore de navette fluviale en vue entre l’Est et le Vieux-Montréal

Tout porte à croire que le projet pilote de navette fluviale entre le quartier Pointe-aux-Trembles et le centre-ville de Montréal ne démarrera pas cet été. La Ville étudie encore la pertinence d'un tel service et l'entreprise Navark, la plus susceptible de fournir des bateaux dans la région, n'a pas encore été contactée.

Un texte de Jean-Sébastien Cloutier

Pourtant, la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, responsable des infrastructures de l'eau au sein de l'administration Coderre, rêve d'une telle navette depuis longtemps.

L'été dernier, après avoir reçu les conclusions d'une étude de la Société de transport de Montréal (STM) sur la faisabilité d'un projet pilote, elle affirmait que la Ville s'apprêtait à aller de l'avant, parce que les données de l'étude démontraient qu'une navette fluviale entre l'Est et le Vieux-Port pourrait être utilisée par 200 à 1000 personnes chaque jour, aux heures de pointe.

Il semble toutefois que des analyses restent à faire.

Alors qu'un temps de 18 minutes pour relier le Vieux-Pointe-aux-Trembles au quai McGill, dans le Vieux-Port de Montréal, était avancé l'an dernier, on parle maintenant d'un trajet plus long. Vu les limites de vitesse imposées dans le Vieux-Port, le temps de navigation serait de 26 minutes, avec un bateau pouvant aller à 30 noeuds.

À cela, il faut ajouter quatre minutes de marche entre le centre communautaire de Pointe-aux-Trembles, où stationneraient les voitures, et le quai d'embarquement. Une demi-heure, donc, sans compter le déplacement vers le lieu de travail, rendu à Montréal.

Ce temps de déplacement est néanmoins plus court que le trajet moyen en voiture ou en autobus aux heures de pointe, précise-t-on au cabinet de Mme Rouleau.

L'entreprise Navark possède le bateau Explorateur, celui choisi pour incarner ce projet, dans l'étude de la STM. Son propriétaire, Normand Noël, déplore que Montréal n'offre pas encore de navette fluviale dans son service de transport en commun. Selon lui, des bateaux pourraient naviguer de la mi-mars à la mi-décembre, sans problème.

Un bateau comme l'Explorateur coûte approximativement 750 000 $, à peu près l'équivalent, dit-il, du prix d'un autobus de la STM.

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