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Perquisition de l’UPAC chez l'ex-maire Gérald Tremblay

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené mercredi des perquisitions chez l'ancien maire de Montréal, Gérard Tremblay, soit dans sa résidence d'Outremont ainsi qu'à son chalet de Saint-Hippolyte, dans les Laurentides, en lien avec le scandale des compteurs d'eau.

Une dizaine de policiers sont entrés dans sa résidence de l'arrondissement d'Outremont le matin. Les policiers étaient à la recherche de documents ou de fichiers électroniques. Peu de boîtes ont été sorties de la demeure par l'UPAC.

L'assistante du groupe d'avocats Nouraie a confirmé que Me Nicholas St-Jacques va représenter l'ex-maire dans ce dossier.

Aucune arrestation n'était prévue mercredi.

Une nouvelle qui satisfait l'opposition

L'opposition à la mairie a accueilli positivement la nouvelle. « Nous sommes très heureux de voir que l'enquête se poursuit », affirme la conseillère de ville de Projet Montréal, Érika Duchesne. Selon elle, les anciens élus d'Union Montréal ne pouvaient pas ignorer ce qui se passait.

L'UPAC en est à sa huitième perquisition relativement au dossier de l'attribution du contrat des compteurs d'eau depuis le début du mois, une neuvième au total. La résidence du maire de l'arrondissement de Lachine, Claude Dauphin, a aussi été visée la semaine dernière.

Le dossier de l'installation de compteurs d'eau à Montréal remonte à 2007. Le consortium GÉNIeau, formé de la firme d'ingénierie Dessau et de la société Simard-Beaudry, a obtenu un contrat de 335 millions de dollars pour installer et entretenir 30 000 compteurs d'eau.

Gérald Tremblay était maire de la Ville lorsque le scandale sur l'attribution du contrat des compteurs d'eau a éclaté.

En 2009, l'ex-maire avait annulé le contrat après que le vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, eut conclu que le mandat dans l'attribution du contrat avait été dénaturé en cours de route et qu'il était « trop gros et trop cher » pour Montréal.

La Ville a dû débourser plus de 10 millions de dollars au consortium GÉNIeau pour l'annulation du contrat.

François Doré, ancien policier de la Sûreté du Québec, pense que les enquêteurs peuvent trouver des indices longtemps après les faits.

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