Charles Hamelin a visité l'école primaire Le Rûcher mercredi, à Mascouche, dans le cadre d'un programme pour contrer le décrochage scolaire.

Le programme des Faux Bourdons s'adresse aux garçons, plus susceptibles que les filles de connaître un échec scolaire. On veut stimuler leur réussite et encourager leur sentiment d'appartenance à l'école.

« C'est un projet encore en développement, explique l’orthopédagogue Pascale Jean qui l’a créé en 2015. Il s’adresse aux garçons pour leur permettre de se retrouver entre eux, avec des enseignants hommes, pour leur faire vivre des activités qui leur correspondent un peu plus. On leur donne également un modèle d’homme qui aime la lecture et l’écriture. »

Les activités sportives sont valorisées, mais des jeux, tels les échecs, ont aussi lieu certains midis ou pendant les récréations. De la lecture ciblée sur les intérêts masculins est aussi au programme, comme celle qui a permis à plusieurs enfants de découvrir le patineur de vitesse Charles Hamelin.

Le triple médaillé d'or olympique leur a d’ailleurs rendu visite pour leur parler de l'amour qu’il a pour son sport et des sacrifices qui lui ont permis d'atteindre ses objectifs.

« D'avoir une passion et d’y aller à 100 %, je pense que c’est la clé du succès dans la vie, lance Charles Hamelin. Quand tu aimes ce que tu fais, tu ne le vois pas comme un travail. »

L’athlète donne, en moyenne, une douzaine de conférences par année dans les écoles du Québec. Il aime inspirer les jeunes.

« C'est un modèle de détermination et d’engagement à son sport », dit le jeune William, lui-même patineur de vitesse.

« Je regardais ses courses et je le trouvais vraiment bon. Il m'inspire beaucoup », ajoute Emmanuel, un autre petit patineur de l’école.

Maintenant âgé de 32 ans, Hamelin connaît une saison en deçà de ses attentes avec seulement deux victoires en coupe du monde, ce qui est loin de le décourager.

« Sur le circuit, nous sommes trois garçons qui avons plus de 30 ans et je suis le seul qui gagne des médailles. Si je suis encore capable de gagner des médailles, c’est que je dois faire quelque chose de bien », affirme l’athlète de Sainte-Julie.

Abandonner est un mot qui ne fait pas partie du vocabulaire de Charles Hamelin. Et il suscite assurément le goût de la persévérance chez les jeunes.

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