Retour

Personne ne veut entendre qu’on est tous à vendre. – Chris Duvall

De retour à l'entraînement mardi, le défenseur Chris Duvall a fait écho à la déclaration du président de l'Impact de Montréal, Joey Saputo, après la gênante défaite de son équipe, il y a deux jours.

Amer après la défaite de l’Impact 1-0 contre le Galaxy de Los Angeles, Joey Saputo avait déclaré au micro d’une radio montréalaise qu’aucun joueur de son effectif n’est intouchable et que des changements seraient à prévoir en perspective de la période de transfert du 1er juillet.

Les faits n’ont en effet rien de réjouissant, comme par exemple, les trois défaites par blanchissage en trois matchs. Mais l’étendue des dégâts est bien plus grande. Après 12 rencontres, l’Impact affiche une moyenne de 0,75 point par match, la pire de la MLS. L’Impact est aussi dernier au chapitre du différentiel de buts (-13).

En faisant référence aux propos d’après-match du président, Saphir Taïder admet que, dans les circonstances, tous les joueurs de l’Impact se retrouvent sur la sellette. « Des joueurs intouchables, il n’y en a pas beaucoup. Peut-être Ronaldo, Messi et quelques autres, mais personne n’est intouchable. Je suis d’accord », reconnaît-il.

Après un tiers de sa saison, l’Impact peine encore à arrimer tous les aspects de son jeu simultanément, en situation de match. Lundi, par exemple, si l’Impact a réussi à contenir l’adversaire malgré une brigade défensive décimée, l’attaque n’a rien produit malgré 23 tirs contre 7. « C’est une question de chimie. Nous devons être au diapason sur le terrain. Nous devons trouver une façon de jouer unie parce que, peu importe si on joue très bien ou non, nous perdons. Nous devons être introspectifs et finir par comprendre comment corriger le tir. Nous devons être meilleurs en défensive, en attaque et dans toutes les facettes du jeu », a analysé Chris Duvall.

Difficile d’identifier, pour le moment, qui au sein de l’équipe s’acquitte du rôle du leader fort qui pourrait tirer l’équipe vers le haut et montrer la voie en cette période trouble. Aucun nom précis ne semble surgir spontanément, comme l’indique la réponse de Taïder. « C’est vrai qu’il y a certains joueurs qui doivent prendre ce rôle-là. Notre leadership, c’est l’équipe. On ne peut pas être plus forts qu’à 23 ou qu’à 30. Il faut se serrer les coudes. On est tous dans le même bateau. Il n’y en a pas un meilleur que l’autre ou moins bon que l’autre, mais c’est avec notre force d’équipe et notre force mentale, tous ensemble, qu’on réussira justement à remonter la pente. »

La réponse à cette question fondamentale viendra peut-être après le 1er juillet.

Plus d'articles