Retour

Philippe Couillard en faveur d’une extension du REM vers Mirabel

Un prolongement du Réseau express métropolitain (REM) vers Mirabel pour soulager les problèmes de congestion routière qui touchent la Rive-Nord et ses quelque 800 000 résidents « plaît beaucoup » au premier ministre du Québec, Philippe Couillard

« On peut fort bien envisager des extensions vers le Nord pour aller capturer, par exemple, la région de Mirabel », indique M. Couillard.

« D’autant plus qu’à l’époque de l’aéroport de Mirabel, ajoute-t-il, il y avait déjà un projet de train léger qui avait été planifié. Alors, il serait certainement possible. Est-ce que ce serait une antenne du REM ou un autre système qui descend rejoindre le REM? Ça, c’est un détail. Mais je pense que c’est une opportunité à saisir. »

C’est une solution qui avait été proposée lors du forum sur la mobilité et le transport en commun, tenu à la fin du mois d’avril avec tous les élus de la Rive-Nord.

La construction du REM débutera en avril prochain.

Le segment entre la Rive-Sud et le centre-ville devrait entrer en fonction à l'été 2021 et le reste du réseau entrera progressivement en service d'ici le milieu de 2023.

Trouver des solutions avant l’exécution

Même si la Caisse de dépôt et placement du Québec est maître d’œuvre du projet de Réseau express métropolitain et décide « en toute autonomie », le gouvernement peut lui suggérer d’étudier certains projets, rappelle Philippe Couillard.

Le premier ministre indique que Québec va créer un bureau de projet sur la Rive-Nord, qui se penchera notamment sur ce dossier précis d’extension du REM vers le nord.

D’un point de vue de la rentabilité, une antenne nord du REM serait « payante », soutient M. Couillard, en raison de l’important achalandage dans la région.

Plus d’autobus intelligents et des horaires de travail désynchronisés

Le premier ministre voudrait aussi voir davantage de systèmes intelligents de circulation, comme des feux synchronisés selon les besoins, afin d'améliorer la fluidité sur la Rive-Nord et ailleurs à Montréal.

« [Les autobus intelligents] font partie de la solution, explique-t-il. Des autobus qui envoient un signal d’avance aux feux de circulation, qui dépend de la charge de l’autobus et du temps, si on est en retard ou en avance. »

Philippe Couillard suggère également une « désynchronisation des horaires de travail », une idée souvent proposée par les citoyens, dit-il.

En d’autres mots, ce serait de faire en sorte que les horaires de travail des gens qui habitent sur la Rive-Nord, par exemple, soient différents pour que la congestion ne soit pas toujours à la même heure.

Incitatifs pour l’achat de véhicules électriques

Au mois de février, l’Ontario a délogé le Québec du premier rang des ventes d'automobiles électriques.

Il faut dire qu'elle offre jusqu’à 14 000 $ en incitatifs financiers pour l’achat de voitures électriques, alors que le Québec offre des rabais pouvant aller jusqu’à 8000 $.

À court terme, M. Couillard n’envisage pas de bonifier ces incitatifs, et ce même si les prix de l’essence augmentent sans cesse.

« Ça peut être discuté, mais ce n’est pas nécessairement la solution, parce que le prix des véhicules va baisser de toute façon au cours des prochaines années », soutient Philippe Couillard.

« Quelle est la composante principale du coût des véhicules électriques? C’est la batterie, dit-il. Et on sait que le prix de la batterie [au] lithium-ion va en baissant, et la performance des batteries augmente. »

Philippe Couillard rappelle tout de même que la meilleure solution aux hausses des prix de l’essence demeure le virage électrique. Il dit que les Québécois devraient « le faire maintenant ».

Transport en commun pour les aînés

Interrogé à savoir si son gouvernement était enclin à augmenter ses subventions pour permettre aux sociétés de transport d’offrir des incitatifs aux personnes âgées qui veulent se déplacer, comme des passages gratuits, par exemple, Philippe Couillard dit qu’il ne veut « pas faire d’annonces aujourd’hui », mais que ces « choses-là [l']intéressent ».

« Les aînés, on veut les soutenir davantage pour leur vie active, dit-il. L’utilisation des transports collectifs, particulièrement pour les aînés à plus faible revenu, c’est une façon de maintenir une vie active et une qualité de vie optimale. Alors, tout ce qu’on pourra faire pour faciliter l’accès au transport en commun des aînés, on le fera. »

Avec les informations de Jean-Sébastien Cloutier

Plus d'articles

Vidéo du jour


Bataille entre un criquet et une guêpe: qui gagnera?





Rabais de la semaine