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« Plus difficile de perdre à Montréal » - Gorges

Pendant que le Canadien souffre en silence, les Sabres de Buffalo affûtent leurs lames pour entamer la dernière ligne droite du calendrier.

Un texte de Jean-François Chabot

Sur une pente raide et rien à l'horizon pour s'accrocher ni stopper l'hémorragie, le Tricolore (24-23-4, 51 pts) dérape, glisse et s'enlise. Malgré une fiche plus décevante, les Sabres (20-26-4, 44 pts) refusent de baisser les bras.

Les partisans du Canadien commencent à avoir la mèche très courte. Les huées se sont déjà fait entendre après le second revers en deux soirs face aux Blue Jackets de Columbus. Cet hiver, à Montréal, les défaites s'accumulent plus vite que les tempêtes de neige.

Il suffirait que les Sabres marquent le premier but tôt dans le match pour que l'impatience des amateurs se traduise de nouveau en huées bien senties.

Avec un deuxième match en deux soirs, la troupe de Michel Therrien ne s'est pas entraînée en matinée. Les Sabres, qui disputeront leur premier duel depuis la pause des du match des étoiles, ont patiné au Centre Bell.

Là où ça fait mal

De retour au jeu après avoir raté cinq des six derniers matchs des siens en raison d'une blessure au bas du corps, le défenseur Josh Gorges est bien au fait des déboires de son ancienne équipe.

Comme il a connu des mauvaises séquences tant à Montréal qu'à Buffalo, Gorges est d'avis que la défaite est plus difficile à gérer rue Sainte-Catherine que dans la Main Street de la capitale mondiale des ailes de poulet.

« La défaite n'a jamais bon goût où que ce soit. Les joueurs et les équipes à ce niveau reçoivent beaucoup d'attention. Mais la magnitude des choses est plus grande à Montréal. Vous ne pouvez y échapper. Où que vous alliez, si vous sortez manger pour le lunch, ou si vous marchez au centre-ville, vous ne pouvez y échapper. C'est ce que l'on dit partout à propos de Montréal », a d'abord admis Gorges.

« Ailleurs dans la LNH, il est plus facile de s'éloigner de tout ça, d'aller retrouver votre famille, vivre comme une personne normale et oublier la critique. Ici à Montréal, c'est juste plus difficile de faire la même chose », a-t-il ajouté.

De son côté, l'ancien capitaine Brian Gionta s'est montré moins incisif et plus diplomate.

« Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de voir beaucoup de leurs matchs », a-t-il dit.

« Je ne saurai dans ce cas vous fournir une explication pour les ennuis du Canadien », a poursuivi Gionta.

Même quand on lui a demandé s'il avait un conseil pour le nouveau capitaine Max Pacioretty pour l'aider à surmonter le vaste passage à vide, Gionta s'est contenté de dire que le CH comptait beaucoup de bons joueurs et qu'il finirait par s'en sortir.

En attendant, vous pouvez être certain que les Sabres ne feront rien pour diminuer les souffrances du Bleu-Blanc-Rouge et de ses partisans.

Changements chez le Canadien

Michel Therrien, de son côté, apportera quelques changements à sa formation.

Sven Andrighetto prendra la place de Lucas Lessio. L'attaquant acquis dans l'échange qui a envoyé Christian Thomas aux Coyotes de l'Arizona a été blessé à son premier match avec le Canadien, lundi à Philadelphie. En troisième période, Radko Gudas l'a durement frappé dans la région du genou gauche. Le défenseur des Flyers a écopé d'une pénalité majeure, en plus d'être expulsé de la rencontre.

En défense, Alexei Emelin remplacera Mark Barberio, laissé de côté pour la première fois depuis qu'il a été rappelé des IceCaps de Saint-Jean, Terre-Neuve. Sa séquence de participation s'arrête à 14 matchs.

L'entraîneur-chef aura encore recours aux services du gardien Mike Condon qui a bloqué 32 des 35 tirs dirigés vers lui, lundi soir.

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