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Pornographie juvénile : 13 comparutions à Montréal

Les 13 hommes qui ont été arrêtés mercredi en lien avec la pornographie juvénile ont comparu jeudi au palais de justice de Montréal. Ils font face notamment à des chefs d'accusation de distribution, production et possession de pornographie juvénile.

En matinée, quatre personnes ont comparu, dont trois par vidéoconférence. Un homme, Vincent Rodrigue, a été représenté par son avocat, puisqu'il est déjà incarcéré.

La procureure de la Couronne, Me Cynthia Gyenizse, s'est opposée à la remise en liberté des 13 hommes en attendant la suite des procédures. Tous sont donc détenus en prison.

« C'est la nature des accusations, qui sont en matière de pornographie juvénile, et qui incluent possession, accéder, distribuer et produire de la pornographie juvénile sur diverses périodes, dépendant des individus », a déclaré Me Gyenizse pour expliquer son objection à leur remise en liberté.

Tous devront comparaître le 2 février, à Montréal, pour leur enquête sur remise en liberté.

Deux personnes vivant au Québec, qui sont présentement à l'extérieur du Canada, font également l'objet d'un mandat d'arrestation.

Cinq présumées victimes ont été identifiées pour le moment, selon nos sources, mais d'autres pourraient s'ajouter.

Quelques faits sur des accusés :

Didier Chetelat, qui est le plus jeune des 13 accusés, détient un doctorat en statistique, est un professeur adjoint à l'université HEC Montréal. L'université a déclaré à Radio-Canada qu'il a été suspendu de façon provisoire avec salaire, en raison de la gravité des accusations. Didier Chetelat était employé de HEC Montréal depuis juin 2015, selon la direction de l'université.

David Turcotte a été un animateur scout durant cinq ans. Il a toutefois été exclu en juillet 2015 de l'association des scouts de la Montérégie pour non-respect du code de conduite. David Turcotte a reconduit, seul, un jeune chez lui.

Les infractions reprochées se sont déroulées au moment où il a été animateur scout. On lui reproche notamment d'avoir « produit un enregistrement visuel des enfants qui se trouvaient dans des circonstances pour lesquelles il existait une attente raisonnable de protection en matière de vie privée ». Il est d'ailleurs le seul des 13 hommes arrêtés à être accusé à ce propos.

Claude Paquette est un enseignant dans des écoles primaires. Il a enseigné au Québec et ailleurs, notamment dans la province de la Saskatchewan. Selon nos sources, il a également été en contact avec des jeunes dans une association de jeunes.

Jean-Marc Saint-Hilaire se fait reprocher d'avoir « conseillé à une personne, jusqu'ici non identifiée, de commettre un acte criminel, soit produire de la pornographie juvénile, laquelle infraction n'a pas été commise ».

André Faivre et Roger Lepage font aussi face au même chef d'accusation. Les faits reprochés à Jean-Marc Saint-Hilaire se sont déroulés du mois de janvier 2003 au 27 janvier 2016.

Avec les informations de Karine Bastien

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