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Postes Canada ne négociera pas au-delà du 2 juillet

Le président-directeur général de Postes Canada, Deepak Chopra, ne décalera pas la période de négociation, dont la limite est fixée au 2 juillet, en dépit de la demande du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) de reporter l'échéance deux semaines plus tard.

Le président national du STTP, Mike Palecek, soupçonne Postes Canada d'agir de la sorte pour pouvoir décréter un lock-out à court terme.

« Ce n'est que samedi dernier que nous avons reçu la première offre globale de Postes Canada. Elle contenait toujours une foule de compressions que nous n'accepterons jamais, et ça, Postes Canada le sait très bien ».

Depuis le début des négociations, le STTP accuse Postes Canada de vouloir accélérer le processus de négociation.

Le refus de prolonger l'échéance de grève ou de lock-out au-delà de samedi prochain a changé la dynamique, estime Lise-Lyne Gélineau, présidente du STTP de Montréal.

« En refusant la prolongation, c'est sûr que nos gens sur le comité de négociation vont devoir travailler d'arrache-pied pour essayer de conclure une entente, sauf que les délais sont très, très courts et c'est là que la question se pose : est-ce que Postes Canada veut négocier avec l'autre partie? », souligne Mme Gélineau.

Dans une lettre adressée au STTP mardi soir, Postes Canada soutient qu'un délai de réflexion plus long ne fera que retarder le processus et augmentera « l'incertitude » des clients.

« J'imagine qu'en paralysant le service postal, Postes Canada s'attend à dissiper toute cette incertitude », a ironisé le président national du STTP.

Le syndicat détient un mandat de grève qui lui a été accordé massivement par ses 47 000 membres à travers le Canada. L'unité syndicale en milieu urbain a voté en faveur d'une grève à 94,2 % tandis qu'en banlieue, la proposition a reçu 91,3 % des appuis.

En cas de lock-out samedi, les Canadiens devront se tourner vers d'autres services de livraison comme UPS, DHL ou FedEx. La direction de Postes Canada a déjà prévenu que les lettres et les colis ne seraient pas livrés en cas d'arrêt de travail et qu'aucun nouvel article ne pourrait être accepté.

Quant aux colis et lettres qui se trouveraient déjà dans le système postal, ils seraient conservés en sécurité pour être livrés à la reprise des activités.

Le gouvernement du Québec a assuré qu'il mettrait « tout en œuvre pour que les chèques gouvernementaux parviennent à temps aux différentes clientèles concernées si un conflit de travail avait lieu à Postes Canada ».

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