Après avoir amorcé sa saison avec deux défaites, l'Impact de Montréal a signé deux victoires consécutives et affiche maintenant une belle confiance.

Un texte de Michel Chabot

À la veille d’une rencontre contre le Revolution, en Nouvelle-Angleterre, l’équipe de Rémi Garde respire d’aise.

« Tout se déroule en douceur quand tu obtiens deux bons résultats de suite, soutient le défenseur Daniel Lovitz. Mais l’approche et la mentalité restent les mêmes. Et nous espérons un autre bon résultat contre une équipe coriace. »

Comme chaque début de saison, le onze montréalais doit jouer la plupart du temps sur la route, mais on ne semble pas trop s’en formaliser dans le vestiaire, surtout que les joueurs ne se sont entraînés que légèrement cette semaine.

« On a tous bien récupéré, affirme le milieu français Saphir Taïder. Ce n’est jamais facile pour une équipe de voyager autant et de jouer à l’extérieur. On n’en a pas forcément l’habitude, mais là-bas (à Seattle), on a fait ce qu’il fallait, on a été solide. Et justement, gagner ce match, ça donne un peu plus de confiance à tout le groupe. »

La confiance règne

La victoire de 1-0 sur le terrain des Sounders est venu confirmer que le Bleu-blanc-noir est sur la bonne voie, une semaine après un autre gain de 1-0, cette fois à Montréal, contre le Toronto FC.

« Après la première victoire, à domicile, ç’a changé notre rythme, croit Lovitz. Seattle a aussi été un bon endroit pour aller chercher trois points. »

« Petit à petit, on se connaît mieux, donc il y a plus d’automatismes », mentionne Taïder.

Les Montréalais fouleront, vendredi, une surface synthétique pour la quatrième fois en cinq matchs, ce qui ne plaît guère aux athlètes. Et le stade Gillette n’est pas non plus un terrain de rêve pour les joueurs.

Le Revolution (2-1-1) y est invaincu en deux matchs et sera, lui aussi, gonflé à bloc après un succès de 2-0 remporté à Houston samedi dernier.

« Je crois qu’ils vont nous mettre de la pression tôt dans la rencontre, estime Lovitz. Nos entraîneurs vont s’assurer que nous appliquons le plan de match. Nos joueurs devront se soutenir les uns les autres, jouer collectivement et s’adapter de toutes les façons possibles. »

Les années se suivent et ne se ressemblent pas

Il a fallu attendre au neuvième match de l’équipe en 2017 avant de la voir signer deux victoires. Ce début de saison pénible lui avait, ultimement, coûté une place dans les éliminatoires.

Sous Rémi Garde, l’Impact en compte déjà autant en quatre rencontres, si bien que l’atmosphère est beaucoup plus détendue. Taïder n’a pas hésité à encenser son entraîneur.

« Je ne pense pas que ce soit le système, mais sa façon de travailler. Il est proche des joueurs et on apprécie sa façon de voir le football, ça aide beaucoup. C’est un plaisir de travailler sous ses ordres. »

Garde s’est assuré de maintenir sa cote de popularité au plus haut niveau en évitant à ses hommes de s’entraîner à l’extérieur en ce jeudi glacial. Il a plutôt opté pour la chaleur du dôme du Cégep Marie-Victorin.

L’équipe s’envolera vers Boston en début de soirée.

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