Le printemps 2017 a été marqué par le temps gris et des averses plus fréquentes qu'à l'habitude. Les experts ne connaissent toutefois pas encore la cause de ce phénomène.

La pluie qui s'est abattue sur Montréal aux mois de mai et juin derniers a dépassé les moyennes saisonnières, selon les données d'Environnement Canada.

La métropole a reçu 124 mm de pluie au mois de mai et 135 mm au mois de juin, alors que les moyennes respectives pour ces mois sont de 81 mm et de 87 mm.

Le contraste est particulièrement frappant lorsqu'on compare les données à celles de l'année dernière.

En 2016, Montréal a reçu 33 mm de pluie au mois de mai et 67 mm au mois de juin.

En comparaison, le printemps 2017 semble battre des records en matière de précipitations. Ce n'est toutefois pas le cas.

« Ce n'est pas qu'il y a eu d'énormes averses, mais plutôt que les averses ont été plus fréquentes, réparties à travers la semaine », souligne Denis Thibodeau, météorologue pour Environnement Canada.

Par exemple, Montréal a reçu davantage de pluie au mois de juin de 2014 et de 2015, avec respectivement 168 mm et 139 mm.

Une conséquence du réchauffement climatique?

Environnement Canada ne peut toutefois pas expliquer pourquoi le printemps 2017 est plus humide qu'à l'habitude.

« La réponse est que je ne sais pas », plaisante Denis Thibodeau.

Le météorologue indique que les experts du climat vont étudier à long terme les phénomènes qui pourraient être à l'origine des averses plus fréquentes, comme le réchauffement climatique.

Il ne s'agit pas nécessairement de chercher des changements drastiques dans les températures, précise M. Thibodeau, mais plutôt d'observer les « ruptures dans les modèles météorologiques ».

« C'est le genre de chose dont les scientifiques du climat parlent depuis des décennies. Ce qui était normal devient anormal », ajoute-t-il.

Le météorologue croit toutefois qu'il est encore trop tôt pour dire si l'augmentation de la pluie est directement liée au réchauffement de la planétaire.

Les nuages ​​supplémentaires peuvent aussi avoir influencé les températures.

On remarque notamment que les températures les plus élevées ont été inférieures à la moyenne et que les températures les plus basses ont été plus élevées. Autrement dit, l'écart entre les températures est beaucoup moins grand qu'à l'habitude.

Denis Thibodeau croit que pendant la journée, les nuages ​​empêchent le soleil de réchauffer l'air, alors que pendant la nuit, ils gardent la chaleur dans l'air.

« C'est comme utiliser une couverture pour garder sa chaleur ou comme couvrir votre piscine la nuit. L'eau va rester plus chaude », illustre le météorologue.

Selon les dernières prévisions d'Environnement Canada, publiées le 30 juin dernier, les précipitations devraient revenir à la normale d'ici la fin de l'été.

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