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Pourquoi s’inquiéter de la défense du Canadien si l'attaque ne marque pas?

BILLET - J'entends et je lis les collègues s'inquiéter de la vulnérabilité de la défense du Canadien et je ne peux qu'être d'accord. Cette défense n'a encore rien prouvé et on ne sait même pas encore comment elle sera constituée. Mais je suis bien plus inquiet de l'incapacité de cette équipe à marquer des buts. Cet aspect du jeu m'incite à prévoir une saison longue et difficile pour le CH.

Au moment où j’écris ces lignes, on se demande ce qu’apportera David Schlemko à la défense. On s’inquiète de son manque d’imagination pour relancer l’attaque. On en dit autant de l’éventuel troisième duo de défenseurs. On soupire en imaginant l’inefficacité du jeu de transition.

L’exemple des Penguins

L’apport de la défense et la relance de l’attaque ont leurs limites. Les Penguins de Pittsburgh ont même été forcés d’occulter cet aspect du jeu le printemps dernier. C’est leur richesse à l’avant qui leur a permis de remporter la Coupe Stanley.

Rappelez-vous. En l’absence de Kristopher Letang, blessé, l’entraîneur Mike Sullivan s’en est remis à un groupe de défenseurs moyens : Brian Dumoulin, Trevor Daley, Ian Cole, Olli Maatta, Mark Streit, Chad Ruhwedel et Justin Shcultz.

Seul Schultz est sorti du lot avec 4 buts et 9 passes en 21 matchs. Et encore! 10 de ses 13 points ont été réussis en avantage numérique.

Pendant les 21 matchs qui ont conduit Pittsburgh à la conquête de la Coupe, les défenseurs des Penguins ont laborieusement relancé l’attaque. La « bonne première passe » était souvent une courte remise à un attaquant venu chercher la rondelle dans sa zone.

Ils ont joué du hockey méthodique, ils ont bloqué des tirs, ils ont repoussé les attaquants adverses devant le filet et ils ont évité les erreurs. À l’autre bout de la patinoire, Sidney Crosby et sa bande ont fait le travail.

Recette inaccessible

Pas besoin de vous dire que Jonathan Drouin et ses coéquipiers ne pourront appliquer cette recette : pas assez de talent (Torrey Mitchell, Jacob De La Rose, Michael McCarron, etc.), pas assez d’expérience (Charles Hudon, Artturi Lehkonen) et pas assez de constance (Phillip Danault, Alex Galchenyuk, Brendan Gallagher).

Comment cette équipe va-t-elle trouver le moyen de marquer trois ou quatre buts par match? Honnêtement, à moins de conserver une moyenne d’efficacité de 40 % en avantage numérique, je ne vois pas comment.

Place aux jeunes?

Quand une équipe menace de stagner, il arrive qu’on fasse preuve d’audace et qu’on décide de laisser plus de place aux jeunes. Perdre pour perdre, autant se développer. L’ennui, c’est qu’on les a vus les « jeunes » depuis deux semaines et, à l’exception de Victor Mete et Hudon, je ne suis pas certain que vous ayez envie de les voir pendant sept mois.

Soupir

J’ai l’impression qu’on va passer un autre hiver à applaudir Carey Price.

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