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Prendre le large pour réconcilier Autochtones et non-Autochtones

Quelque 200 jeunes consacreront leur été à découvrir les différentes communautés autochtones du pays à travers une activité d'immersion qui implique un ancien brise-glace de la Garde côtière canadienne.

Les jeunes, venus des quatre coins du pays, prennent part au Canada C3, un programme élaboré pour favoriser les échanges entre Autochtones et non-Autochtones.

Dans le cadre du programme, qui a débuté le 1er juin dernier à Toronto, en Ontario, les participants se rendront en navire jusqu’à Victoria, en Colombie-Britannique, en effectuant des arrêts au sein de quelques communautés autochtones du pays.

Il s’agit pour eux d’une occasion d’en apprendre plus sur l’histoire du Canada et de bâtir des amitiés qui vont au-delà des différences.

« Au primaire et au secondaire, on nous parle des peuples autochtones de manière très générique et assez vague », explique Anna Velasco, une Vancouveroise qui participe à l’aventure.

Jusqu’à présent, le thème qui revient le plus souvent est celui de la réconciliation, souligne Geoff Green, le chef de l’expédition.

« C’est ce qui revient le plus. Nous parlons d’environnement, nous parlons de science, nous abordons la diversité, l’inclusion et l’engagement des jeunes, mais la réconciliation est le sujet abordé avec le plus d’intérêt et de profondeur », précise-t-il.

Les participants ont aussi accès à « la chambre de l’héritage », un espace aménagé à bord du bateau pour accueillir les invités, organiser des cérémonies et afficher des objets culturels autochtones.

Certains articles ont été amenés à bord par des jeunes alors que les autres ont été remis par les communautés visitées.

« La chambre de l’héritage, le navire, tout cela représente l'occasion idéale de rassembler les Autochtones et les non-Autochtones et d’avoir des discussions autour des différences culturelles », soutient Melanie Rose Frappier, une jeune Métis Aninshnaabe de Sudbury, en Ontario.

Khairunnisa Intiar, une autre participante, abonde dans le même sens.

La jeune Indonésienne s’est installée au Canada pour ses études universitaires. Elle n’avait jamais eu l’occasion d’en apprendre sur les Premières Nations avant son arrivée au pays.

« En général, en tant que personne non-Autochtone vous entendez toujours les Premières nations, mais vous n'entendez jamais parler de groupes spécifiques comme les Ojibwa ou les Innus, ou les autres groupes comme Métis ou Inuit », explique-t-elle.

L’aventure, qui réunit des participants autochtones et non autochtones, est financée par le ministère du Patrimoine canadien dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération.

L’équipe derrière le projet espère partager l’expérience avec les Canadiens, notamment à travers les réseaux sociaux. Un livre est également en préparation.

Le programme C3 doit se poursuivre jusqu’à la fin du mois d'octobre.

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