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Près d’un million de jeunes Québécois reprennent le chemin de l'école

Alors que près d'un million de jeunes Québécois reprennent cette semaine le chemin de l'école, Québec promet plusieurs nouveautés, dont une centaine de nouvelles classes de maternelle 4 ans et l'embauche de milliers de ressources pour venir en aide aux élèves en difficulté dans le cadre de sa politique de réussite éducative.

Dans le cadre de ce plan de cinq ans présenté en juin dernier par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, près de 2 milliards de dollars seront consacrés à l’embauche d’au moins 7200 personnes dans les écoles publiques de la province pour offrir davantage de services aux élèves, notamment ceux qui sont en difficulté.

Selon Québec, au moins 1500 de ces nouvelles ressources devaient être embauchées dès cet automne. Un objectif atteint, selon le ministre Proulx.

« Il y a eu des milliers de travaux qui ont été faits dans différentes écoles cet été […] Il y a de nouveaux cours, de nouveaux services offerts aux élèves autant au primaire qu’au secondaire », a assuré Sébastien Proulx sur les ondes de RDI.

Parmi ces nouveautés, une centaine de nouvelles classes de maternelle à partir de l’âge de quatre ans seront ouvertes pour les clientèles moins favorisées, principalement dans les régions de Montréal et de l’Outaouais.

Cours d'histoire obligatoire en 3e secondaire

Une autre nouveauté cette année, au secondaire cette fois, est le cours d'histoire obligatoire en 3e année du secondaire.

En fait, la réforme de l'enseignement de l'histoire du Québec et du Canada au secondaire devait se concrétiser à l'automne 2016, mais M. Proulx avait reporté d’un an la mise en application du nouveau programme Histoire du Québec et du Canada.

Toutes ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle politique de réussite éducative de Québec dont l’objectif est de faire passer de 74 % à 85 %, d’ici 2030, la proportion d’élèves qui obtiennent un premier diplôme (DES ou DEP) au Québec.

Des centaines de milliers d'élèves en difficulté

Pendant ce temps, sur le terrain, les besoins en ressources scolaires se font pressants, après plusieurs années de réduction et d’austérité budgétaire du gouvernement Couillard.

Selon la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente 100 000 enseignants dans la province, plus de 200 000 écoliers sur un million ont des difficultés d’apprentissage ou de langage, ou des besoins spéciaux, et ce nombre est en constante progression.

Et à cela s’ajoutent près de 200 000 personnes qui tentent de reprendre leurs études après avoir décroché.

Selon la présidente de la CSQ, Louise Chabot, les sommes consacrées par Québec à ces clientèles ne seront tout simplement pas suffisantes.

Le réseau prêt à accueillir les demandeurs d'asile, selon le ministre

Québec est aussi soucieux du sort des milliers d’enfants d’âge scolaire demandeurs d’asile qui sont entrés au Québec cet été avec leur famille et qui vivent depuis dans des installations temporaires, dans l’attente d’un statut.

Selon le ministre de l’Éducation, Québec travaille activement à les accueillir dans les écoles de la province, au fur et à mesure qu’ils quittent les centres temporaires.

« Les demandeurs d’asile peuvent aller à l’école une fois qu’ils auront quitté les centres temporaires. Par exemple, ceux qui sont actuellement à Saint-Bernard-de-Lacolle ne peuvent pas venir fréquenter une école à Montréal tant et aussi longtemps qu’ils n’ont pas une adresse qui leur est propre. Une fois que ce sera fait, ils pourront s’inscrire dans une école du Québec », a expliqué Sébastien Proulx.

« Nos règles budgétaires prévoient déjà que nous pourrons soutenir financièrement l’apprentissage d’un jeune dans une école, a-t-il assuré. Nous sommes actuellement en discussion avec les commissions scolaires de Montréal pour s’assurer qu’il y a de la place pour les demandeurs d’asile qui viendront et ceux qui ont déjà fait leur demande. »

Le ministre assure également que des mesures ont été prévues afin d'offrir des services scolaires de base aux enfants qui demeureront dans les centres temporaires.

Le défi de la francisation

Parmi les services scolaires offerts aux nouveaux arrivants figurent les cours de francisation, essentiels pour leur permettre de s'intégrer et de pouvoir fonctionner au sein de la société québécoise.

Il va sans dire que la rentrée scolaire de ces enfants qui ne connaissent souvent pas un seul mot de français est un important défi et une source d'angoisse profonde.

Mais avec le travail des professeurs et des éducateurs en francisation, ils parviennent à maîtriser suffisament la langue française pour rejoindre leurs camarades québecois environ un an plus tard, selon Rahouadja Zarzi, professeure en classe de francisation, interviewée sur les ondes de Gravel le matin.

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