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Présumé complot à Saint-Hyacinthe : « On a le cœur arraché »

Les parents de l'adolescent de 14 ans accusé d'avoir comploté dans le but de tuer et d'agresser sexuellement des camarades de classe à Saint-Hyacinthe sont dévastés. Ils tiennent à envoyer un message de prévention à l'intention des autres familles.

Un texte de Geneviève Garon

- « Bye maman! »
- « Bye mon coco, appelle-moi cette semaine. »

C'est ainsi que le garçon et sa mère se sont quittés en début d'après-midi, au palais de justice de Saint-Hyacinthe. L'adolescent de 14 ans, le visage juvénile, semblait encore plus petit entre les gardiens de sécurité qui le ramenaient en détention.

La mère soupire, regarde au sol. Le père de l'enfant est catégorique :

C'est la mère qui a dénoncé son fils après avoir remarqué ses conversations inquiétantes sur les réseaux sociaux, la semaine dernière. Les parents se disent certains « à 99 % » qu'il n'aurait jamais commis les atrocités que la police affirme qu'il a planifiées. Mais ils ne regrettent pas d'avoir sonné l'alarme. Pour eux, c'est important de dire la vérité aux autorités et de « vivre selon [leurs] valeurs ».

Un message aux parents

Les parents ne veulent pas trop en dire, de crainte de nuire à leur garçon. Mais ils tiennent à envoyer un message de prévention.

Les deux résidents de Saint-Hyacinthe affirment avoir remarqué de graves dérapages sur Facebook dans les derniers jours. La photo de leur fils a circulé, alors qu'il ne doit pas être identifié, puisqu'il est mineur. Les commentaires agressifs qui l'accompagnaient ont profondément blessé les parents.

Et l'avenir?

Une chose est certaine, leur principale source de préoccupation est l'avenir de leur garçon, une fois les procédures judiciaires terminées. « Il ne pourra pas retourner à la polyvalente, il faudra trouver une solution pour qu'il continue ses études », affirme le père. Les parents refusent de penser que leur jeune n'a plus d'avenir ou qu'il sera toujours montré du doigt.

Les deux accusés de 14 et 16 ans font face à 18 chefs d'accusation au total, dont complot pour meurtre et complot dans le but de commettre une agression sexuelle. Ils ont été arrêtés à l'École secondaire Hyacinthe-Delorme, le 14 septembre.

Ils seront de retour en cour le 18 octobre après avoir subi une évaluation psychiatrique pour déterminer « leur niveau de dangerosité », a expliqué un de leurs avocats, Francis Savaria. Un juge déterminera s'ils peuvent être libérés en attendant la suite des procédures.

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