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Prise d'empreintes digitales pour les prêtres montréalais

L'archidiocèse de Montréal implante une nouvelle politique afin de protéger les enfants et les personnes vulnérables. Les prêtres et des employés laïques devront ainsi observer un code d'éthique strict qui leur interdira dorénavant de se retrouver seuls avec des enfants, en plus de devoir fournir leurs empreintes digitales pour continuer d'œuvrer auprès de personnes vulnérables.

« C’est 10 étapes, qui sont mises en place par le diocèse de Montréal pour protéger les personnes vulnérables, que ce soit des enfants, des malades ou des personnes âgées », explique le curé de la paroisse Saint-Luc à Dollard-des-Ormeaux, Bertrand Montpetit en entrevue à RDI.

Le diocèse s’est notamment inspiré des politiques de certaines associations sportives.

Le diocèse vérifiera désormais les antécédents judiciaires des prêtres et de certains employés en plus d’exiger leurs empreintes digitales. Ils ne pourront plus détenir des photos de mineurs dans leur téléphone et se retrouver seuls en présence de mineurs. « Ça va loin, mais je pense que c’est important. L’idée, c’est de protéger toute personne vulnérable, poursuit M. Montpetit. »

Une politique de continuité

« Elle est nouvellement annoncée, mais ce n’est pas nouveau, poursuit-il. Déjà au début des années 1990, l’archevêque Mgr [Jean-Claude] Turcotte nous avait rencontrés – lors d’une rencontre avec tous les prêtres – et nous avait dit très clairement : "c’est tolérance zéro" ».

« On nous avait également dit que nous devions dénoncer toute forme d’abus dont nous pourrions être témoins », ajoute M. Montpetit.

M. Montpetit souligne que ces mesures protègent également les prêtres et les employés de l’Église contre de fausses allégations. « On protège tout le monde avec ça, c’est une bonne démarche », estime l’ecclésiastique.

M. Montpetit convient que certaines personnes sont un peu réfractaires à cette nouvelle procédure. Des gens qui oeuvrent au sein de l’organisation depuis longtemps comprennent difficilement qu’on leur demande maintenant toutes ces précautions. « Je crois que nous devons tous montrer patte blanche et si on n’a rien à cacher, on accepte cette procédure », estime-t-il.

Le curé de la paroisse Saint-Luc rappelle que le diocèse de Montréal n’est pas le premier à se doter d’une telle politique au Canada. Il cite notamment le diocèse de Toronto qui a mis en place une procédure similaire depuis quelques années. « Mais nous sommes l’un des premiers au Québec », précise M. Montpetit.

Issue d’un projet pilote, la politique sera désormais appliquée dans l’ensemble des paroisses montréalaises.

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