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Procès de Juan Palma : « Si Paméla me quitte, je la tue »

Au procès pour meurtre de Juan Fermin Palma, au palais de justice de Montréal, la Couronne veut démontrer que Paméla Jean a été tuée par son conjoint jaloux qui ne tolérait pas qu'elle veuille le quitter.

Un texte de Geneviève Garon

La procureure de la Couronne, Catherine Perreault, a raconté lundi devant les 12 jurés l'histoire du couple Juan Fermin Palma et Paméla Jean, un amour de jeunesse qui s'est transformé en petite famille. Douze ans de vie commune parsemée de hauts et de bas, jusqu'à ce que la spirale de la violence conjugale emporte la vie de la mère de famille de 27 ans.

Selon le ministère public, Paméla Jean a rompu avec l'accusé le 23 décembre 2012. À quelques reprises, M. Palma l'aurait menacée devant d'autres personnes. « Si Paméla me quitte, je la tue. »

Le soir de Noël, il l'aurait harcelée au téléphone jusqu'à ce qu'elle accepte de le revoir. Il l'aurait rejointe chez ses parents. Le ton serait monté et la mère de Mme Jean aurait forcé la porte de la chambre de sa fille pour la protéger. Malgré cela, Paméla Jean aurait voulu donner une dernière chance à son conjoint.

Or, la dernière fois qu'elle a été vue vivante, le soir du 29 décembre 2012, Paméla et Juan se disputaient dans un bar.

Ce déroulement des faits, relaté aux jurés, n'a pas encore été démontré en cour.

Le corps de sa conjointe dans son garde-robe

Les premiers témoins entendus à la barre sont Andréanne Laplante et Éric Sauvageau, deux enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal.

Le 4 janvier 2013, alors qu'ils enquêtent sur la disparition de Paméla Jean, ils se rendent au triplex de Montréal-Nord où Juan Palma habite avec sa mère et son beau-père. À leur arrivée, M. Palma quitte la résidence à leur insu.

En descendant au sous-sol, le sergent-détective Sauvageau dit avoir senti une odeur de putréfaction.

Le garde-robe à côté de la chambre de Juan Palma est en désordre, des pneus s'entassent sur les vêtements qui jonchent le sol. C'est alors qu'il découvre, caché au fond, le corps sans vie de Paméla Jean.

La jeune femme ne porte pas de traces évidentes de violence, selon l'enquêteuse Laplante.

Un procès de plusieurs semaines

En cette première journée de témoignage, Juan Fermin Palma, 36 ans, est rasé de près, vêtu d'un complet et d'une cravate sombres.

Il écoute attentivement les réponses des témoins et observe les jurés, huit hommes et quatre femmes. Derrière la vitre du box des accusés, les seules personnes qu'il semble éviter du regard pour l'instant sont les proches de la victime, assis dans la salle.

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