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Projet d'aéroport : Mascouche s'adresse à la cour

La Ville de Mascouche sollicite une injonction de la Cour supérieure pour mettre fin aux travaux menés pour la construction d'un nouvel aéroport privé et qui nuisent à l'environnement, selon elle.

Dans un communiqué, la municipalité demande « l’arrêt des travaux de déboisement et de destruction de milieux humides, cours d’eau et marais, qui ont cours depuis la fin de semaine dernière ».

Évoquant la Loi sur la qualité de l’environnement, la Ville estime que « les travaux d’abattage mettent en péril la protection de l’environnement, puisque ceux-ci s’effectuent dans un secteur comportant un grand nombre de cours d’eau, de milieux humides et de boisés d’intérêt métropolitain ».

Les travaux de déboisement, qui « avancent à un rythme de 2 hectares par jour », occasionnent des « dommages irréversibles », de l’avis du maire de Mascouche, Guillaume Tremblay.

Ce dernier interpelle les ministres fédéraux de l’Environnement et des Transports pour « qu’ils interviennent rapidement dans ce dossier et ainsi [donnent] du sens à tous les efforts que nous déployons pour préserver notre plus grande richesse, notre environnement ».

Malheureusement, on a des gens, d'une corporation, qui veulent faire un aéroport à Mascouche, qui sont en train de démantibuler une forêt, des milieux humides de haute valeur, qui sont même reconnus par le ministère de l'Environnement.

Le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay

Yvan Albert, porte-parole de l'organisation sans but lucratif qui agit comme promoteur du projet d'aéroport, est surpris de la réaction de la Ville et dit respecter toutes les règles.

« Actuellement, on fait nos travaux en vertu de la juridiction fédérale exclusive, la juridiction sur l'aviation, elle est exclusive. Le ministre nous a autorisés à faire les travaux », explique Yvan Albert.

La CAQ appuie les démarches de Mascouche

La Coalition avenir Québec demande au ministre de l'Environnement, David Heurtel, d'intervenir dans ce dossier. Dans un communiqué, les députés Mathieu Lemay, de la circonscription de Masson, où se situe la ville de Mascouche, et Sylvie D'Amours, critique en matière d'Agriculture, ont insisté sur la nécessité pour le ministre de faire respecter les lois du Québec, notamment la Loi sur la qualité de l'environnement. Mme D'Amours a notamment rappelé qu'une partie de la superficie visée par la construction de l'aéroport était zonée terre agricole.

« L’ensemble des acteurs locaux demande au gouvernement de prendre le dossier en main depuis des mois et des mois. Qu’attend-il au juste ? » a-t-elle demandé.

L'ancien aéroport de Mascouche a été fermé le 15 novembre dernier. La Ville, propriétaire du terrain, veut en faire un parc industriel.

Une corporation, formée de pilotes, a décidé de construire un nouvel aéroport sur un site privé qui chevauche les territoires de Mascouche et de Terrebonne.

Mascouche s'oppose à ce projet, même s’il a eu l’aval du gouvernement fédéral.

Avec les informations de Marie-France Bélanger

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