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Qualité de l’air : les « mauvaises » journées ont augmenté à Montréal

En 2017, 34 jours de « mauvaise » qualité de l'air ont été enregistrés, une hausse par rapport à l'année précédente, alors qu'on en avait recensé 29. Ces chiffres n'ont cependant rien d'inquiétant, certifie un rapport de la Ville de Montréal, soulignant « que la bonne qualité de l'air se maintient » dans la métropole.

Un texte de Romain Schué

« Les concentrations moyennes de particules fines, d’ozone, de dioxyde de soufre, de dioxyde d’azote et de monoxyde de carbone sont stables », affirme le service de l’environnement de la Ville.

Celui-ci se fie aux activités menées par le Réseau de surveillance de la qualité de l’air (RSQA), qui dispose de 15 stations d’échantillonnage sur l’île de Montréal, chargées d’étudier la qualité de l’air.

En 2017, sept jours de smog ont été enregistrés, contre huit en 2016. Ils ont été observés en janvier (2), février (3), mars (1) et décembre (1).

Aucune « mauvaise » journée n’a été remarquée entre mai et août.

Une journée est considérée comme « mauvaise » dès que les concentrations de particules fines sont supérieures à 35 μg/m3 pendant au moins trois heures pour une station, indique ce rapport.

On parle d’un jour de smog lorsque cette même concentration se retrouve durant la même période de temps sur plus de 75 % du territoire de l’agglomération. Un tel niveau de pollution peut durer au moins une journée entière, est-il précisé.

« Depuis 2011, nous notons à Montréal une diminution de la concentration de particules fines dans l'air. Cela demeure pourtant insuffisant pour réduire le nombre de journées de mauvaise qualité de l'air », a assuré, par voie de communiqué, Jean-François Parenteau, responsable de l’environnement et du développement durable au sein de l’administration Plante.

M. Parenteau a expliqué que la Ville poursuivra ses « efforts visant à améliorer l'offre de service de transport en commun », à « réduire l'utilisation de la voiture au quotidien » et à « augmenter le verdissement ».

Le nombre de jours de mauvaise qualité de l’air a fortement diminué à Montréal ces dernières années. Un total de 53, 63 et 64 journées avaient été comptabilisées respectivement en 2013, 2014 et 2015.

Dès le 1er octobre prochain, il sera par ailleurs interdit d'utiliser à Montréal un appareil de chauffage au bois qui émet plus de 2,5 grammes/heure de particules fines dans l'atmosphère. Un tel règlement avait été adopté en août 2015. Cet outil avait été identifié comme l'un des facteurs contribuant à polluer l'air de la métropole.

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