BILLET - On avait dit avant la série Canadien-Rangers que les deux équipes avaient beaucoup de similitudes. Le premier affrontement en a fourni la démonstration. Il a même permis de constater que le principal atout des deux équipes, la vitesse, n'en sera pas un dans cette série.

La vitesse du CH lui permettra de contenir celle des Rangers, mais ne constituera pas une arme qui le démarquera, parce que les Rangers sont rapides eux aussi. Les Rangers sont confrontés au même problème. Leur arme de prédilection leur servira essentiellement à maintenir le rythme avec l’adversaire.

Comment réagir quand ton principal atout n’en est plus un parce que l’adversaire a le même?

Les quatrièmes trios

Vous aurez remarqué combien les quatrièmes trios des deux équipes se sont mis en évidence. Ce ne sont pas les plus rapides. Mais ce sont ceux qui se distinguent des autres en raison de leur style. C’est peut-être là que les deux entraîneurs chercheront une solution.

Alain Vigneault a gagné un match. Mais ne vous y trompez pas. Il sait qu’il ne les gagnera pas tous 1-0 (ou 2-0 avec un but dans un filet désert). Comme Claude Julien, il a observé que son quatrième trio a semé la confusion chez l’adversaire.

Suffira-t-il de mieux répartir le poids et l’agressivité entre les trios pour trouver un équilibre? La preuve reste à faire. Mais c’est une avenue qui me tenterait si j’étais entraîneur de ces deux équipes.

Les mises au jeu

Quand deux équipes se ressemblent et pratiquent efficacement leur style défensif, ce sont les détails, l’exécution et les erreurs qui vont faire la différence.Les mises au jeu ont constitué un facteur déterminant dans le premier match.

Au terme du premier engagement, le Tricolore avait remporté 70 % des mises au jeu et dominait 16-5 au chapitre des tirs. Dans les 40 dernières minutes, les Rangers ont remporté 70 % des mises en jeu et ont dominé 26-15 pour les tirs.

Ce n’est pas bien compliqué. Quand tu as la rondelle, l’adversaire ne tire pas.

L’audace de Byron

Le but qui a fait la différence dans le match a été marqué à la suite d’une mise au jeu. Paul Byron a choisi d’attaquer la rondelle en présumant qu’elle se retrouverait derrière le centre des Rangers Oscar Lindberg.

La position des mains de Tomas Plekanec laissait pourtant voir qu’il allait tenter de tirer. Byron a-t-il inconsciemment parié contre son joueur de centre? Il a quitté sa position et a laissé Tanner Glass tout seul.

Le tir du revers de Glass a fait la différence.

J’ai entendu des collègues dire que Price n’était pas prêt. Eh! Prêt ou pas, il était techniquement dans une position parfaite. Mais le tir l’était aussi. Précis, à courte distance, imparable.

Guerre de patience

Cette série va se transformer en guerre de patience.

Aucune des deux équipes ne dispose d’un joueur capable de déséquilibrer le système de l’adversaire.

On va donc, de part et d’autre, s’attacher au système et l’appliquer ad nauseam, jusqu’à ce que l’autre flanche, qu’il s’impatiente, qu’il commette une erreur.

Le jeu s’ouvrira si l’une des deux formations prend une avance de deux ou trois buts. Mais autrement, pour apprécier le spectacle, vous avez intérêt à être amateur d’échecs.

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