Le ministre des Transports, Robert Poëti, se dit favorable à l'idée de prolonger l'autoroute 13 de Boisbriand à Mirabel, dans la mesure où le projet compterait des partenaires privés et ferait une grande place au transport collectif.

Un texte de Francis Labbé

Ces dernières semaines, le ministère a rendu public un rapport sur la question, qui analyse les déplacements actuels et à venir sur la 15 et la 13. Le rapport recommande notamment l'ajout d'un lien autoroutier entre la 640, au sud, et l'autoroute 50, au nord.

Le ministre des Transports, Robert Poëti, accueille favorablement cette recommandation, dans la mesure où le secteur privé participera à sa réalisation.

« La 15 est déjà à pleine capacité, c'est assez évident », affirme le ministre. « Les finances publiques et les besoins de la société changent. Alors il faudra faire preuve de créativité », poursuit Robert Poëti.

Le maire de Mirabel, Jean Bouchard, qui avait fait du prolongement de l'autoroute 13 l'un des principaux enjeux de la récente campagne électorale fédérale, se réjouit. « C'est une bonne nouvelle, c'est certain », a-t-il commenté.

« Nous sommes prêts à contribuer financièrement au projet. Il ne reste que 33 % [du tracé] à exproprier, le reste appartient déjà au ministère des Transports. Nous allons bientôt partir à la recherche de partenaires privés. »

Étalement urbain

Pour l'organisme Transports 2000, cette ouverture de Québec n'est pas aussi bien reçue. « Les liens autoroutiers, partout dans le monde, ont démontré qu'ils finissent toujours par attirer plus de véhicules », affirme Philippe Cousineau-Morin. « C'est encore une fois s'assurer que l'étalement urbain se poursuive. »

« On ne va pas faciliter la circulation des personnes en ajoutant des voies automobiles, ça ne serait qu'un soulagement temporaire. Si d'autres [que le gouvernement et les contribuables] veulent payer le coût de l'étalement urbain, en faisant de ce prolongement un PPP, bien qu'ils le payent. »

Le projet de prolongement de l'autoroute 13 n'en est qu'à ses balbutiements. Québec doit mettre en branle de nombreuses études et des partenaires privés doivent se manifester.

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