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Québec veut renforcer la lutte contre la radicalisation

Un an après avoir lancé son plan de lutte contre la radicalisation menant à la violence, le gouvernement du Québec annonce de nouvelles mesures pour améliorer sa politique, qui fait une bonne place à la prévention. 

Le plan s'articule autour de nombreux axes, dont le caractère multidisciplinaire de l'intervention requise en la matière. D'où la présence, outre le maire de Montréal, de trois ministres à cette annonce : le ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales, Martin Coiteux, la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Kathleen Weil, et leur collègue de l'Enseignement supérieur, Hélène David.

Québec veut notamment améliorer la collaboration avec les municipalités par l'entremise de la Table Québec-municipalités. Le gouvernement compte d'ailleurs implanter à Montréal un programme Prévention jeunesse avec un volet radicalisation assorti d'un budget de 625 000 $ sur 5 ans.

Rappelons que la métropole dispose déjà du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence ainsi que d'une escouade contre les crimes et les incidents haineux.

Autre axe d'intervention préconisé : la prévention en milieu scolaire. Il est question de mettre en place « des équipes volantes - composées de travailleurs de corridor, psychologues et travailleurs sociaux - qui agiront sur le terrain auprès des élèves, des étudiants et du personnel des établissements secondaires et collégiaux ».

Le projet s'inspirera du projet-pilote lancé au Collège de Maisonneuve, que fréquentaient d'ex-étudiants soupçonnés de radicalisation. L'expérience vise à « implanter des mesures d'appui au vivre-ensemble ». Des personnes-ressources qui travaillent auprès du personnel et des étudiants ont été recrutées à cet effet.

Le personnel et les gestionnaires du milieu scolaire devront aussi avoir plus d'outils pour détecter ou prévenir des situations de radicalisation.

Le vivre-ensemble et la formation des policiers

Le plan comprend par ailleurs une campagne de sensibilisation « favorisant la cohésion sociale, l'inclusion et le mieux vivre-ensemble ».

Des modèles de réussite sociale seront sollicités pour témoigner de leur expérience et ainsi « influencer positivement les jeunes » avec « des exemples de persévérance et de détermination ».

Les policiers étant en première ligne de l'intervention contre la radicalisation, le gouvernement entend renforcer leur formation, en y intégrant un volet portant sur ce phénomène.

En plus de l'aspect de la prévention, les policiers auront aussi à se familiariser avec « l'évolution des moyens utilisés par les groupes extrémistes et terroristes pour radicaliser les jeunes et, d'autre part, leurs modes opératoires ».

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