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Qui sont les juges de L’International des Feux Loto-Québec?

Depuis 1992, 19 citoyens du Grand Montréal sont retenus pour juger les prestations des différentes entreprises pyrotechniques lors de L'International des Feux Loto-Québec, qui se tient cette année à La Ronde du 7 juillet au 8 août. Comment sont-ils recrutés et comment jugent-ils?

Un texte de Delphine Jung

Depuis qu'elle est toute jeune, Julie Vaillancourt, 39 ans et résidente de la Rive-Sud, se laisse émerveiller par la magie des feux d’artifice. Cette année, elle va avoir l’occasion de les voir d’encore plus près et, surtout, de les juger.

Mme Vaillancourt fait partie des 19 personnes retenues pour constituer le jury qui va décerner les Jupiter d’or, d’argent et de bronze à la fin de la compétition. Des prix simplement honorifiques, qui ne s’accompagnent pas d’une bourse.

Avant 1992, ce jury se composait uniquement de personnalités du milieu artistique et de l’événementiel. « Puis, l’édition de 1992 a été spécialement conçue pour le 350e anniversaire de Montréal. On a décidé de faire appel aux citoyens, d’autant plus qu’on trouvait que beaucoup sont des passionnés devenus très critiques », explique Martyne Gagnon, directrice de L’International des Feux Loto-Québec.

Depuis 1992, de 300 à 400 personnes tentent leur chance chaque année pour faire partie de ce jury. En plus de remplir un formulaire en ligne sur lequel les postulants inscrivent des informations personnelles comme leur âge et leur lieu de résidence, ils doivent écrire un court texte pour montrer leur intérêt. Soixante d’entre eux sont retenus pour passer un entretien décisif. « Ce sont souvent des coups de cœur », dit la directrice, qui ajoute que le jury doit être représentatif de la population.

Pour Julie Vaillancourt, la première tentative a été la bonne. « Je suis la compétition depuis longtemps et je suis graphiste de métier, cela a dû jouer », raconte-t-elle.

Daniel-Joseph Chapdelaine, Montréalais de 40 ans, a lui aussi été choisi. « Je suis tombé sur une annonce de L’International des Feux Loto-Québec qui cherchait des juges sur Internet. J’ai toujours eu un intérêt pour les feux. Je trouve que c’est un moment de contemplation durant lequel on se laisse impressionner », dit-il.

Cinq critères

À chaque spectacle, ils seront assis au milieu des spectateurs. Le regard aiguisé, les oreilles à l’affût, ils vont devoir noter les prestations selon cinq critères : les pièces pyrotechniques (leur qualité, leur originalité, leur complexité…), la synchronisation entre la musique et les feux, la bande sonore, la conception technique et la conception pyromusicale.

« Le dernier critère est le plus subjectif, c’est surtout là que la diversité du jury entrera en jeu. On nous demande une appréciation générale », explique Mme Vaillancourt.

Pour devenir de bons juges, ils ont suivi une formation. « Durant une journée, nous leur avons expliqué les différents critères et nous leur avons donné des conseils. Nous leur avons rappelé qu’ils doivent juger le feu dans sa totalité », précise Martyne Gagnon.

Faire honneur au travail des pyrotechniciens

Les appréciations seront notées sur une feuille qui sera ramassée à la fin de chaque représentation. « Ils n’auront pas la possibilité de revenir dessus », ajoute la directrice.

Un vrai défi pour Daniel-Joseph Chapdelaine et Julie Vaillancourt, qui prennent tous les deux leur rôle très au sérieux. « Ces entreprises ont investi beaucoup d’argent et de temps là-dedans. Il s’agit d’une compétition très prestigieuse », dit Mme Vaillancourt.

« Je vais me pratiquer lors de la première représentation qui est hors compétition. C’est un moment important pour les participants, je vais tout faire pour porter un jugement professionnel », promet M. Chapdelaine.

La résidente de la Rive-Sud confie qu’elle portera une attention particulière à la cohérence entre la musique et les feux. Quant au Montréalais, il risque de laisser parler ses instincts d’urbaniste. « Je suis un gestionnaire de l’espace, alors c’est sûr que je regarderai la manière dont l’entreprise va utiliser cet espace », dit-il.

Ils devront aussi veiller à garder leur avis pour eux.

Cette année, six entreprises de six pays sont en compétition : le Canada, les États-Unis, la Chine, l'Autriche, les Philippines et l’Italie. Ce samedi 7 juillet, un premier feu illuminera le ciel montréalais, mais sans prendre part à la compétition. L’occasion pour les 19 jurés de s’entraîner et d'avoir une base pour mieux juger les suivants.

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