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Qui voir à Osheaga parmi la prometteuse cuvée de l'édition 2017

Sur le plan de la logistique, la douzième présentation du festival Osheaga apporte son lot d'appréhensions. On ne passe pas d'un site extérieur (parc Jean-Drapeau), dont l'efficacité et la convivialité ont fait leurs preuves, à un autre (île Notre-Dame) sans craindre quelques heurts, ici et là. Peu importe : on est là pour la musique avant tout.

Cette année encore, avec plus d’une centaine de groupes et d’artistes, ce n’est pas le choix qui manque. Voici une liste de gens qui m’intéressent au plus haut point. Déjà, les conflits d’horaire me confirment que je ne verrai pas tout le monde, surtout en raison de la nouvelle disposition des scènes.

Car cette année, les deux grandes scènes ne sont pas côte à côte, mais complètement à l’opposé l’une de l’autre, repoussant les autres scènes encore plus loin sur le site. On va en marcher un coup… Notez que les heures des spectacles sont celles prévues au moment de la rédaction de ce texte. Bon week-end!

Vendredi 4 août

Vulvets, scène des arbres (13 h 15) : on a décrié le manque de place faite aux femmes sur les scènes québécoises plus tôt cette année. Commençons donc la fin de semaine du bon pied en allant voir Vulvets, le groupe formé de Dorothée Parent-Roy, d’Isabelle LaTerreur Ouimet, de Marie-Claire Cronier et de Marie-Ève Bouchard. Des guitares saturées, un son « garage » et du rock en français, en plus.

Angel Olsen, scène de la rivière (14 h 45) : ça vous tente d’entendre Shut Up Kiss Me et plein d’autres chansons d’Angel Olsen? Moi, oui. Surtout que j’ai manqué le passage de l’Américaine en septembre dernier au Rialto. Vous savez où me trouver à 14 h 45.

De la Soul, scène verte (16 h 10) : un festival comme Osheaga ramène toujours une gloire du passé, peu importe le genre musical. Cette année, De la Soul se charge de cette tâche. On a hâte de voir ce qu’a dans le ventre le trio américain – qui a trois décennies de vécu – depuis la sortie de and the Anonymus Nobody…, en 2016.

Belle and Sebastian, scène de la vallée (18 h 30) : plus de 20 ans de carrière et un parcours exemplaire pour ces auteurs-compositeurs émérites venus d’Écosse, ainsi qu'un dernier disque (Girls In Peacetime Want To Dance) qui donne envie de faire un détour vers cette scène.

Lorde, scène de la rivière (21 h 45) : la Néo-Zélandaise nous a complètement subjugués en 2014 lors de sa venue au festival alors qu’elle n’était âgée que de 17 ans. Cette fois, elle revient en tête d’affiche, avec un nouveau disque (Melodrama) paru il y a moins d’un mois. Voyez mes commentaires au sujet d’Angel Olsen, plus haut.

Samedi 5 août

Heat, scène de la rivière (13 h 30) : j’ignore s’il fera beau à 13 h 30, samedi, mais ça pourrait chauffer sur la scène de la rivière avec le rock alternatif du groupe montréalais Heat, formé de Susil Charma, Matthew Fiorentino Raphaël Bussières.

Jain, scène de la montagne (15 h 25) : la France nous offre régulièrement de nouveaux artistes que l’on qualifie d’emblée de phénomènes. Le succès de Jain, qui s’inscrit dans la foulée de celui de Christine and the Queens, ressemble furieusement à ça en Europe. Voilà l’occasion de se faire connaître à un public plus large.

Temples, scène de la vallée (15 h 25) : lorsque que tu es friand des sonorités des groupes anglais depuis trois ou quatre décennies, les chansons à forte teneur mélodique du quatuor Temples t’attirent tout naturellement. Et le groupe a un nouveau disque sous la main (Volcano). Donc, dilemme. Jain ou Temples? Je vais devoir choisir.

Liam Gallagher, scène de la montagne (16 h 55) : l’aîné des Gallagher (Noel) a donné un concert du tonnerre au Théâtre St-Denis, l’an dernier, prouvant qu’il n’avait pas besoin du cadet (Liam) pour interpréter les chansons d’Oasis et que les chansons du Noel Gallagher’s High Flying Birds tenaient la route. Est-ce que Liam fera aussi bien sans son frangin? Réponse ce week-end.

Cage the Elephant, scène de la rivière (17 h 40) : je garde un trop bon souvenir du dernier passage de ce groupe au Centre Bell pour avoir le goût d’être devant une autre scène que celle-là à ce moment précis.

Solange, scène de la rivière (19 h 20) : le membre de la famille Knowles le plus connu dans le monde a pour prénom Beyoncé. Mais la légion d’admirateurs de Solange Knowles ne cesse de grossir – surtout depuis que son troisième disque, A Seat at the Table, lui a permis de remporter un Grammy grâce à la chanson Cranes in the Sky.

Muse, scène de la rivière (21 h 20) : dire que Muse a impressionné lors de ses trois derniers concerts présentés au Centre Bell au cours des 10 dernières années relève de l’euphémisme. Chaque fois, la musique et la scénographie ont triomphé. Pas de raison que ça ne soit pas le cas, même en plein air.

Dimanche 6 août

The Districts, scène verte (14 h 45) : les gars de The Districts viennent de la Pennsylvanie. Tendances rock, folk et pop, le tout bien ficelé et à haute teneur harmonique. Bref, tout ce qu’il faut pour me plaire.

The Lemon Twigs, scène des arbres (17 h 15) : ces deux frères, les Américains Brian et Michael D’Addario, marient mélodies et orchestrations avec l’aplomb d’artistes bien plus vieux qu’eux. Leur rock a séduit ceux qui ont entendu les chansons de l’album Do Hollywood. Il ne faut pas les manquer avant qu’ils commencent à se taper dessus. Leur minidisque prévu pour septembre se nomme Brothers of Destruction. Et on sait ce qui s’est produit avec les frères Davies (Kinks), Gallagher (Oasis) et Robinson (Black Crowes)...

Alabama Shakes, scène de la montagne (20 h 20) : il n’y a rien de plus rassurant pour la survie de la musique que d’entendre en 2017 un groupe comme Alabama Shakes. Ça tient à la musique organique (blues, rock, soul) et aux guitares, ainsi qu'à la voix et à la présence d’une artiste comme la chanteuse Brittany Howard. Un rendez-vous incontournable.

The Weeknd, scène de la rivière (21 h 20) : l’artiste torontois est de retour à Montréal deux mois après avoir présenté sa nouvelle tournée au Centre Bell. Je n’y étais pas, mais des collègues me parlent encore de son déploiement scénique « intergalactique ». Je me dis que ça risque d’être moins percutant sur une scène extérieure. En fait, je me dis que je pourrais bien être devant la scène verte et clôturer mon week-end d’Osheaga avec Death From Above 1979. Ça serait plus dans le ton de mon parcours dominical, en définitive.

Cela dit, sortez les ponchos et les imperméables : il est fort peu probable d’avoir une fin de semaine sans flotte. Au fait, ai-je un chapeau de pluie?

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