MONTRÉAL - À un peu plus de 24 heures d'un match annoncé aussi difficile que crucial face aux Red Bulls à New York, l'Impact a passé en revue son plan de match, vendredi, à son centre d'entraînement de la rue Notre-Dame.

Un texte de Jean-François Chabot

Ça sentait déjà un peu l'automne dans cette matinée un peu fraîche baignée par cette lumière fléchissante qui faisait rougir les feuillus ballottés par une bise nordique autour des terrains de répétitions.

Le défenseur Laurent Ciman s'est plié de bonne grâce à son exercice médiatique hebdomadaire. Il en a profité pour offrir sa vision de la dernière semaine et pour fournir son opinion sur ce que l'Impact doit faire pour renouer avec la victoire.

« Nous avons passé la semaine à nous concentrer sur nous-mêmes et la tactique au lieu de nous préoccuper de l'adversaire. On a encore commis des erreurs la semaine dernière, mais si l'on avait concrétisé nos occasions, on aurait quand même pu gagner le match. »

Les Red Bulls représentent non seulement un rival direct dans la course aux éliminatoires dans l'Est, mais aussi un des clubs les plus redoutables dans la MLS. Il n'a subi aucun revers à ses 15 derniers matchs. C'est aussi une équipe que Montréal n'a jamais battue sur son propre terrain.

« On sait que c'est une équipe à domicile qui est très très forte. Mais il ne faut pas se focaliser là-dessus. Il faut revenir aux bases. Il faut travailler ensemble et en équipe. Il faut essayer d'aller marquer au moins un but et bien défendre ensuite. Ça va se jouer sur des détails. La concentration va être le point fort », a indiqué Ciman avant de rappeler que New York a laissé filer des avances de deux buts pour se contenter de matchs nuls à ses deux dernières rencontres.

Défense à haut risque

Ciman jouera aux côtés de Victor Cabrera, un jeune défenseur qui, comme lui, aime bien se porter en attaque. Une communication entre les deux arrières sera donc essentielle pour éviter de se laisser surprendre par une offensive adverse souvent aux avant-postes.

« Je suis un joueur d'expérience, c'est donc à moi de m'adapter à lui. C'est un joueur plus jeune et fougueux. Il faudra peut-être le laisser aller chercher le ballon dans les pieds de l'adversaire pendant que j'assurerai la couverture en arrière. »

Quant au sentiment d'urgence qui habite apparemment l'ensemble des joueurs, Ciman estime qu'il ne saurait en être autrement.

« Nous aurions pu terminer la saison à l'aise sans nous inquiéter, mais ce ne sera pas le cas. Il faut se réveiller en équipe, pas seulement en équipe, mais individuellement aussi. C'est comme ça que l'on pourra aller chercher des résultats. »

Enfin, l'entraîneur Mauro Biello pourrait choisir de n'utiliser qu'un seul milieu de terrain au lieu de deux (en l'occurrence Marco Donaldel), une approche qui plaît à Ciman.

« C'est quelque chose que j'apprécie. On sait que Marco a un registre de six. Il reste devant la défense. Il récupère les ballons et essaie de distribuer un peu le jeu. Quand ils sont deux, ils cherchent trop à décrocher vers moi ou vers l'autre défenseur central. On joue dans notre camp, ce qui ne sert à rien. En y allant un/six, il peut venir chercher les ballons entre Victor et moi, et on trouve ensuite les deux autres milieux de terrains plus entre les lignes de la défense adverse ».

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Toute la vérité sur la Vierge





Concours!



Rabais de la semaine