La CDPQ Infra - la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui gère des « projets majeurs d'infrastructures publiques » - reporte le choix des consortiums en vue de la réalisation du Réseau électrique métropolitain (REM). La CDPQ Infra soutient avoir besoin de plus de temps pour analyser et évaluer les propositions reçues.

Le choix des consortiums retenus devait être annoncé aujourd’hui, mais il est reporté à une date indéterminée.

« Le processus suit son cours », a déclaré le porte-parole de la CDPQ Infra, Jean-Vincent Lacroix, dans un courriel envoyé à Radio-Canada. « Ce sont des offres complexes qui exigent des analyses en profondeur. Et nous prenons le temps nécessaire pour les réaliser avec toute la rigueur requise pour un projet de cette envergure. »

« Comme nous l’avons dit par le passé, nous visons toujours à annoncer les résultats du processus d’appel d’offres plus tard cette année, lorsque ce travail sera complété », a-t-il ajouté.

Cinq consortiums d’entreprises – tant québécoises qu’étrangères – se disputent les deux principaux contrats du projet de train électrique dont les coûts sont évalués à 5,5 milliards de dollars.

Le projet se divise en deux grands volets : le premier pour l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction du REM, alors que le second englobe la fourniture du matériel roulant, des systèmes et des services d’exploitation de même que de sa maintenance.

Le consortium formé de SNC-Lavalin, Pomerleau et Aecon dispute le contrat d’ingénierie et de construction du projet à celui formé de WSP Global, Construction Kewit, Parsons et Eurovia Québec Grands Projets.

En ce qui a trait au matériel roulant, les trois consortiums suivants sont sur les rangs pour obtenir le contrat :

  • Parson, Hundai Rotem et Thales Canada
  • Bombardier Transport
  • Alstom Transport Canada et SNC-Lavalin

Le projet de REM consiste en un circuit de train électrique de 67 km reliant le quartier Dix30 sur la Rive-Sud à la ville de Deux-Montagnes sur la Rive-Nord en passant par Laval, l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau et Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l’ouest de l’île.

La filiale immobilière de la CDPQ investira 3 milliards de dollars et les gouvernements du Canada et du Québec fourniront les 2,5 milliards de dollars restants.

La mise en service du REM est prévue pour 2020.

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