Les élèves du Collège Saint-Hilaire reviennent en classe ce matin à la suite de l'accident mortel entre une automobile et un autobus scolaire de leur école vendredi après-midi. Des services psychologiques seront mis à la disposition des élèves de l'école ce matin.

« C'est une situation de crise que nous vivons depuis vendredi », explique la directrice générale de l'institution, Diane Lavoie. « Je pense qu'il est assez exceptionnel qu'on réussisse à renverser sur le côté un autobus rempli d'une quarantaine d'élèves. »

« On va les réunir - les élèves qui étaient impliqués, qui étaient dans l'autobus - on a des intervenants qui seront là et aussi des représentants de la Sécurité civile de la Ville de Mont-Saint-Hilaire qui nous ont offert leur support. »

L'autobus scolaire venait tout juste de quitter le collège, vendredi après-midi, et il tentait de franchir l'intersection du chemin Rouillard et de la route 116 lorsqu'un véhicule - roulant en direction ouest sur la 116 - l'a percuté. L'autobus s'est renversé sous la force de l'impact et la passagère de la voiture, âgée de 18 ans, a été tuée.

Le jeune conducteur de la voiture, âgé de 19 ans, a été gravement blessé et il se trouve toujours dans un état critique au centre hospitalier Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe. Quant aux 40 occupants de l'autobus scolaire, ils ont subi des blessures mineures.

La vitesse pourrait être en cause dans cet accident. Les enquêteurs étudient l'hypothèse selon laquelle le conducteur de la voiture a participé à une course de rue avec une autre auto peu avant l'accident.

Un coroner a amorcé une enquête sur cet accident, et les véhicules impliqués ont été saisis pour déterminer s'ils avaient des problèmes mécaniques au moment de l'impact.

Résidente du secteur depuis 30 ans, Claire Gosselin affirme que des accidents du genre sont fréquents dans le secteur. Infirmière à l'urgence depuis 30 ans, elle est habituée à voir des blessés graves. « Je suis toujours la première répondante » lors de ces accidents, soutient-elle.

« Je m'installe, je fais le 9-1-1 et je cours » sur les lieux de l'accident, explique-t-elle. « C'est tout ce qu'il y a à faire. »

« J'ai entendu le "boum!" et je suis sortie, explique Mme Gosselin. Quand j'ai vu qu'il y avait un autobus d'impliqué, j'ai dit à mon mari : "Fais le 9-1-1 et demande beaucoup de renforts". »

Mme Gosselin précise qu'il est plus difficile d'intervenir sur le terrain qu'à l'hôpital parce qu'elle n'a aucun matériel médical. « J'ai mes connaissances neurologiques, mes connaissances d'infirmière, mais je n'ai que mes deux bras. » Elle ajoute qu'elle n'avait pas de gants comme à l'hôpital. « J'avais du sang jusqu'aux coudes et je n'avais rien. »

« On ne comprend pas que sur un tronçon elle monte tout d'un coup à 90 km/h », poursuit-elle en précisant que les autobus doivent traverser la route en partant à l'arrêt avant de s'immobiliser à nouveau au milieu de la chaussée et de reprendre la route.

La résidente de Mont-Saint-Hilaire estime qu'il faut baisser la limite de vitesse permise à 70 km/h.

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