L'avocat de Richard Henry Bain, responsable de la fusillade qui a eu lieu au Métropolis le soir des élections provinciales du 4 septembre 2012, pendant le discours de victoire de Pauline Marois, confirme qu'il va porter la sentence de son client en appel.

Richard Henry Bain a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans pour le meurtre non prémédité du technicien de scène Denis Blanchette. Bain a aussi été reconnu coupable de trois chefs d'accusation de tentative de meurtre.

L'homme avait été déclaré coupable en août dernier par un jury de 14 personnes, 8 femmes et 6 hommes. Les jurés ont rejeté la thèse de la défense, qui demandait que Bain soit reconnu non criminellement responsable pour cause de trouble mental. Ils ont opté pour un verdict réduit de meurtre non prémédité. Richard Henry Bain était accusé de meurtre prémédité, l'accusation la plus grave possible.

Lors de l’audience de détermination de la peine, la Couronne avait requis la peine maximale, soit 25 ans d'emprisonnement avant de pouvoir espérer une libération conditionnelle. Quant à son avocat, il demandait la peine minimale, soit l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans. Alan Guttman affirmait notamment que son client souffre de problèmes de santé mentale et qu'à 66 ans, une peine trop longue pourrait signifier qu'il finirait ses jours en prison.

Presque quatre ans avant le procès

Le procès avait commencé en juin 2016, après plusieurs remises et changements d’avocats. Richard Henry Bain avait même fait part de son intention de se représenter lui-même, mais avait finalement embauché l’avocat Allan Guttman en février 2015.

Bain avait aussi tenté d’obtenir une libération sous caution, estimant qu’il ne pouvait préparer sa défense adéquatement derrière les barreaux, ce qui lui avait été refusé.

Avant son procès, Bain avait subi une évaluation psychiatrique, après avoir déclaré devant la cour qu’il avait été envoyé en mission par Jésus pour débarrasser le Québec du « problème séparatiste ». Il avait finalement été déclaré apte à subir son procès.

Le 4 septembre 2012, Richard Henry Bain était arrivé au Métropolis un peu avant minuit, cagoulé et vêtu d’une robe de chambre bleue. Il s'était introduit dans le vestibule arrière de l'édifice, avant de tirer plusieurs coups de feu et de tuer le technicien Denis Blanchette, en plus de blesser sérieusement son collègue Dave Courage. Il avait ensuite allumé un incendie derrière le Métropolis avant de prendre la fuite à pied, pour être rapidement maîtrisé par les policiers du Service de police de la Ville de Montréal. Dans le chaos entraîné par la fusillade, la première ministre nouvellement élue Pauline Marois avait été évacuée de la scène.

Plus d'articles

Commentaires