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Risques d'inondations : les riverains du sud du Québec sur le qui-vive

La Sécurité civile continue de surveiller le niveau des rivières du sud du Québec et les embâcles qui s'y forment. Le gouvernement se dit sur un pied d'alerte, et entend être prêt à intervenir en cas de besoin.

Hydro-Météo a émis mercredi des avertissements de débâcle pour plusieurs rivières importantes, dont la Yamaska, la Richelieu, la Saint-François, la Bécancour, la Nicolet et la Coaticook, qui fait aussi l'objet d'une veille d'inondation. Et une préalerte d'inondation est en vigueur pour la rivière L'Acadie.

« Un avertissement de débâcle signifie qu’une hausse du niveau d’eau de la rivière entraîne une augmentation de la pression exercée sur les couverts de glace, explique Hydro-Météo sur son site web. Cette augmentation pourrait contribuer à briser les couverts de glace et générer des mouvements de glace. Les plaques en mouvement pourraient produire des amoncellements de glace, voire des embâcles. Un embâcle restreignant l’écoulement de la rivière peut mener à des inondations. Les résidents riverains devraient surveiller les conditions hydrologiques au cours des prochaines heures. »

Quelques petits cours d'eau sont plus menaçants ou ont carrément débordé, comme la rivière aux Brochets à Pike River ou la rivière de la Roche à Saint-Armand, et ont forcé l'évacuation de quelques résidents.

Mais les précipitations ont finalement été moins abondantes que ce qui était prévu mardi soir.

Néanmoins, la rivière Yamaska a légèrement débordé de son lit et son niveau augmentait lentement mercredi après-midi. Quant au débit de l’eau, il atteint 360 mètres cubes par seconde.

La municipalité de Yamaska a avisé les citoyens de la zone riveraine de rester sur le qui-vive et de se préparer, mais elle n’a pas encore décrété d’évacuation. Cette possibilité n'est toutefois pas écartée et un tel avis pourrait être émis mercredi soir ou jeudi.

Des résidents de Yamaska sont allés voir de leurs propres yeux le niveau de la rivière, tôt mercredi matin. Si certains se sont dits soulagés, d'autres avaient toujours des craintes.

« J’ai mis des barricades à ma porte et aux fenêtres pour empêcher l’eau d’entrer par là. J’ai fermé ma valve de fosse septique. […] On sort les Shop-Vac et les pompes », a indiqué Patrick Bélisle, un riverain.

« Je suis habitué, ça fait 30 ans que je vis ici. […] On a tous des maisons sur pilotis, nous autres, alors il n’y a pas de danger pour ça », a souligné M. Frappier.

Québec aux aguets

« Il y a un état d’alerte important sur notre radar, a dit le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. […] Les villes ont été contactées, les municipalités savent ce qui doit être mis en œuvre dans les circonstances. Il y a une surveillance très, très, très étroite des cours d’eau pour qu’on soit prêts à agir dès le moment opportun si nécessaire. »

M. Coiteux a dit avoir tiré des leçons de ce qui s’est passé au printemps dernier, lorsque des milliers de résidences avaient été évacuées en raison de la crue des rivières.

À Saint-Mathias-sur-Richelieu, le niveau de la rivière des Hurons est très élevé.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, des pêcheurs sur glace ont été vus mercredi sur la rivière Richelieu. Un risque à ne pas prendre, disent les autorités, qui invitent la population à demeurer prudente.

À Montréal, où le niveau de la rivière des Mille-Îles suscitait des préoccupations u mardi soir, tout est rentré dans l’ordre mercredi, d’autant plus qu’un refroidissement est prévu en soirée.

Un front froid devrait en fait arrêter le ruissellement dans l'ensemble des régions, mercredi soir, selon Hydro-Météo. Et les niveaux devraient baisser, jeudi, dans la plupart des secteurs.

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